Soudan : L’UA lance un ultimatum aux militaires | El Watan
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Soudan : L’UA lance un ultimatum aux militaires

17 avril 2019 à 8 h 00 min

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a lancé un ultimatum de 15 jours à la junte militaire soudanaise pour qu’elle transfère le pouvoir à une autorité politique dirigée par des civils, sous peine d’être suspendue par l’organisation panafricaine.

Dans une déclaration faite à l’issue d’une réunion à son siège, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, le Conseil a déclaré qu’une «transition menée par les militaires serait totalement contraire aux aspirations du peuple du Soudan». L’UA a exigé que le conseil militaire «se retire et cède le pouvoir à une autorité politique civile de transition» dans un délai maximum de 15 jours, faute de quoi le Soudan se verrait interdire de participer aux activités de l’organisation africaine jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, a déclaré le conseil.

Dans le passé, l’UA avait déjà suspendu l’Egypte et la Centrafrique en 2013 après un coup d’Etat dans ces pays. Depuis, ils ont été réintégrés. Les manifestants ont continué lundi dernier à réclamer la dissolution du Conseil militaire de transition.

Les manifestants ont réaffirmé de leur côté leur détermination à poursuivre leur mouvement de contestation contre le pouvoir militaire en place et à lutter pour leurs droits devant le QG de l’armée. La veille, l’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis le 19 décembre, avait demandé pour la première fois que le Conseil militaire de transition soit dissout et remplacé par un conseil civil comprenant aussi des représentants de l’armée. Elle en a fait une condition à une éventuelle participation à un futur gouvernement de transition.

La SPA a durci le ton lundi après avoir dénoncé une tentative de dispersion du sit-in qui se tient depuis le 6 avril devant le siège de l’armée à Khartoum, sans en identifier les auteurs.

Hier, des milliers de personnes ont répondu à l’appel de cette association à protéger la «révolution» et ont afflué devant le QG militaire avec un message clair : la destitution jeudi par l’armée du président Omar El Béchir et les promesses du Conseil militaire d’instaurer un gouvernement civil, sans donner aucun calendrier, ne suffisent pas. Sur le plan international, plusieurs pays occidentaux ont appelé les autorités en place à ne pas faire usage de la violence pour disperser les manifestations. Au moins 65 personnes sont mortes depuis le début de la contestation, selon un bilan officiel.


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