Sanctions du Japon contre la Corée du sud  : La colère de Séoul | El Watan
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Sanctions du Japon contre la Corée du sud  : La colère de Séoul

29 août 2019 à 8 h 48 min

La Corée du Sud a fustigé hier le Japon après l’entrée en vigueur de sanctions commerciales nippones, accusant le Premier ministre japonais Shinzo Abe de se comporter en «adversaire».

Les relations entre les deux voisins, alliés des Etats-Unis, n’en finissent plus de se détériorer, sur fond de vieux contentieux hérités du passé colonial japonais dans la péninsule coréenne (1910-1945). La brouille a connu une nette aggravation ces dernières semaines, après que des tribunaux sud-coréens eurent exigé d’entreprises japonaises qu’elles dédommagent des Sud-Coréens qui ont été forcés de travailler dans leurs usines durant l’occupation japonaise, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tokyo a riposté le 2 août en décidant de rayer la Corée du Sud d’une liste d’Etats bénéficiant d’un traitement de faveur, mesure entrée hier en vigueur. Séoul a indiqué vouloir en retour prendre une mesure similaire. «Le Premier ministre Abe a déclaré deux fois qu’on ne pouvait faire confiance à la Corée et nous traite comme un adversaire», a déclaré Kim Hyun-chong, un haut responsable des questions de sécurité nationale à la présidence sud-coréenne.

La Corée du Sud a annoncé, jeudi dernier, qu’elle voulait rompre un accord de partage de renseignements militaires existant avec le Japon, connu sous le nom de Gsomia, suscitant l’inquiétude de Washington qui a noué des alliances militaires avec les deux pays. Kim Hyun-chong a cependant réitéré, hier, que cette décision n’entraînerait pas de «fissure» dans l’alliance avec les Etats-Unis.

Entre temps, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Japon pour protester contre l’exclusion de Séoul de la «liste blanche» des partenaires bénéficiant d’un traitement de faveur dans les relations commerciales. Tokyo a dégradé Séoul de la catégorie des Etats A (exemptés de procédure d’autorisation pour acheter des produits sensibles de fabricants japonais) à celle des Etats B (autorisation spéciale obligatoire). Le Japon signifie ainsi que son voisin n’est pas fiable et qu’il faut s’assurer, avant d’exporter, qu’il ne va pas utiliser à des fins détournées (militaires notamment) les matériaux et équipements venant du Japon.
Le Japon avait déjà décidé, début juillet, de lever l’exemption de procédure pour trois produits chimiques nécessaires à la fabrication de smartphones et de téléviseurs, une décision pénalisante pour les géants de l’électronique sud-coréens Samsung et LG Electronics. R. I.


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