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Sahel : L’armée belge consolide sa présence au Niger

21 octobre 2019 à 9 h 00 min

Les autorités belges indiquent que depuis son lancement en 2017, l’opération «New Nero» a contribué à la formation
de 1200 militaires nigériens.

L’armée belge prolongera et consolidera sa mission de formation au Niger en 2020. La décision, approuvée samedi en Conseil des ministres, envisage de porter le contingent déployé dans le cadre de l’opération «New Nero» «jusqu’à une présence maximale d’environ 80 militaires».

«La prolongation et l’extension de la coopération belge mèneront à ce que les troupes de sécurité nigériennes soient mieux armées pour contrer les menaces internes et externes provenant des Violent Extremist Organizations (VEO’s)», explique le ministère de la Défense dans un communiqué répercuté par plusieurs sites d’information belges.

Selon le journal en ligne Sudinfo.be, l’extension de la coopération avec le partenaire nigérien devrait, par ailleurs, permettre à l’armée belge d’étendre son réseau local et de parfaire sa «connaissance interdépartementale de la situation» dans la région. Donc l’opération «New Nero» ne se limite pas uniquement à la formation.

Cette décision, ajoute-t-on, se traduira par le maintien d’une quinzaine de militaires à Niamey et d’une quarantaine à Maradi, dans le sud du pays. Le ministère belge de la Défense précise en outre que «des renforts spécifiques pourront être déployés durant différentes périodes de l’année pour éventuellement atteindre le plafond de 80 militaires».

Les autorités belges indiquent que depuis son lancement en 2017, l’opération «New Nero» a contribué à la formation de 1200 militaires nigériens et s’est renforcée en septembre dernier avec le déploiement d’une Mobile Education and Training Team (METT) à Maradi.

Ce dispositif, précise-t-on, rassemble aujourd’hui une quarantaine de membres du 2e bataillon de commandos de Flawinne, assistés d’opérateurs du Special Forces Group et d’une Special Operations Surgical Team (SOST).

Cette annonce, révèle Bruxelles, va de pair avec le feu vert gouvernemental pour l’attribution d’un nouveau contrat de location sur 4 années d’un appui médical «au Sahel ou en Afrique centrale».

Au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, le président Mahamadou Issoufou a, depuis son arrivée au pouvoir, déroulé le tapis rouge aux puissances étrangères. Il a déjà autorisé de nombreux pays à ouvrir des bases militaires sur son territoire. Les Français y ont installé trois bases il y a près de dix ans.

Les Américains construisent aussi à Agadez, dans le nord du pays, leur plus grande base sur le continent africain. Depuis 2017, les Etats-Unis et la France ont obtenu l’autorisation d’utiliser des drones armés dans ce pays. 110 experts internationaux ont également été déployés dans le pays par la mission civile de l’Union européenne, Eucap Sahel.

Le président nigérien a par ailleurs ratifié avec l’Allemagne, le 30 août dernier, un nouvel accord portant sur le renforcement de leur coopération militaire.

Les deux pays entretiennent une collaboration de longue date – en 2016, le Niger avait autorisé l’Allemagne à construire une base aérienne à Niamey, dans le sud-ouest du pays, en appui à la Minusma, la mission militaire onusienne qui combat les djihadistes au Mali voisin. Il est question en outre de l’installation de bases militaires italienne et émiratie.

Voisin de l’Algérie, le Niger est, avec Djibouti, le pays qui accueille le plus de bases militaires étrangères en Afrique.


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