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Sahel Boko : Haram a-t-il infiltré le Darfour ?

08 décembre 2019 à 9 h 40 min

Trouver au Soudan des éléments de Boko Haram intrigue, tant la zone est éloignée de leur fief. Selon un chercheur, Khartoum réfléchirait à la création d’une force pour éviter les incursions du groupe islamiste.

L’armée soudanaise affirme avoir arrêté six hommes dans l’ouest du pays, près de la frontière tchadienne. Ils sont soupçonnés d’appartenir au groupe terroriste Boko Haram, originaire du nord du Nigeria. Selon RFI qui rapporte l’information, beaucoup de flou entoure cette affaire. Khartoum précise que les six hommes détenaient des passeports tchadiens. «Comme nous avons un accord de sécurité, ils ont été remis à N’Djamena», explique l’armée soudanaise.

Les six ressortissants tchadiens ont été interpellés entre octobre et novembre à divers endroits sur le territoire soudanais. Les uns dans le Darfour frontalier avec le Tchad, les autres à Khartoum dans la capitale ou encore à Port Soudan sur les rives de la mer Rouge. Des opérations qui ont été menées de concert avec les services tchadiens qui ont fourni les indications à leurs collègues soudanais.

La même source indique que ce n’est pas une surprise de trouver des Tchadiens dans les rangs de Boko Haram. Selon l’International Crisis Group (ICG), cité par RFI, «plusieurs de ces ressortissants sont surveillés depuis longtemps et certains ont été emprisonnés dès 2011». Par contre, ajoute-t-on, «en trouver au Soudan intrigue, tant la zone est éloignée de leur fief». Et de préciser que, selon un chercheur, «Khartoum réfléchirait à la création d’une force pour éviter les incursions du groupe islamiste». RFI rappelle à ce propos que les Soudanais avaient ordonné en septembre la fermeture de leur frontière avec la Centrafrique et la Libye, en citant seulement des dangers économiques et sécuritaires.

Le média français mentionne que «cette arrestation est (…) annoncée alors qu’une délégation soudanaise, comprenant le chef des renseignements, était à N’Djamena mercredi, officiellement pour évoquer des affaires frontalières». Selon la même source, la frontière est «touchée par le trafic et que les Soudanais tentent depuis longtemps d’endiguer. Des restrictions ont été imposées. Les véhicules importés illégalement du Tchad ou du Niger se sont, par exemple, vus imposer une taxe. D’ailleurs, ça ne s’invente pas, on les surnomme les ‘‘voitures Boko Haram’’».R. I.



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