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Suite à répression meurtrière en Birmanie : Réunion demain du Conseil de sécurité

30 mars 2021 à 10 h 20 min

A la demande du Royaume-Uni, une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) se tiendra demain sur la Birmanie, a rapporté hier l’AFP citant des sources diplomatiques.

Le 10 mars, le Conseil de sécurité a pour la première fois condamné «fermement la violence contre des manifestants pacifiques, incluant des femmes, des jeunes, et des enfants», dans une déclaration initiée par Londres. Malgré des tentatives occidentales, le Conseil a cependant écarté des mentions évoquant un «coup d’Etat» et la possibilité de sanctions internationales si la répression se prolonge, en raison de l’opposition de la Chine et de la Russie, ainsi que d’autres membres asiatiques du Conseil, comme l’Inde ou le Vietnam.

Le 4 février, suite à deux jours de discussions, un premier texte du Conseil de sécurité, également rédigé par le Royaume-Uni, a marqué pour la première fois son unité après le coup d’Etat. Il s’est alors limité à évoquer la «profonde préoccupation» du Conseil. Par ailleurs, les manifestants pro-démocratie ont à nouveau occupé les rues hier. Ils sont sortis dès l’aube dans l’Etat Kachin (nord) et des étudiants sont descendus dans les rues à Monywa dans la région de Sagaing (centre) et Mawlamyine (Moulmein) dans l’Etat Môn (sud-est). Des centaines de personnes ont également manifesté à Plate, dans la région de Mandalay (centre).

Nouvelles sanctions américaines

Ce même jour, les Etats-unis ont annoncé de nouvelles sanctions économiques à l’encontre de la Birmanie, avec la suspension immédiate d’un accord commercial jusqu’au retour d’un gouvernement «démocratiquement élu». Dans un communiqué, la représentante américaine au Commerce, Katherine Tai, a annoncé «la suspension de tout engagement des Etats-Unis avec la Birmanie au titre de l’accord-cadre de 2013 sur le commerce et l’investissement avec effet immédiat». «Cette suspension restera en vigueur jusqu’au retour d’un gouvernement démocratiquement élu», selon le communiqué.

La semaine dernière, Washington a sanctionné deux responsables des forces de sécurité birmanes et deux divisions de l’armée en réponse à la «violente répression» des manifestations pro-démocratie. Ces sanctions visaient notamment à empêcher les responsables birmans d’accéder au système financier international ou d’entretenir des relations commerciales avec les Etats-Unis.

L’armée birmane, qui a renversé le 1er février la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, réprime dans le sang les manifestations quotidiennes réclamant le retour de la démocratie et la libération des anciens dirigeants. L’Onu a estimé à 107, dont sept enfants, le nombre de morts samedi lors des protestations massives organisées contre la junte, mais s’attend à ce que ce bilan augmente encore. Les médias locaux font état de 114 morts. Selon le dernier bilan de l’Association pour l’assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une organisation non gouvernementale locale qui recense les victimes de la répression, au moins 459 personnes ont été tuées depuis le putsch.

Ceci dit, durant le week-end, dans l’Etat Karen (sud-est), l’Union nationale karen (KNU), un des principaux mouvements de rébellion des minorités ethniques du pays, a été visée par des frappes aériennes.


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