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Réunion aujourd’hui des avocats des détenus : Vers un procès de rupture

17 novembre 2019 à 10 h 00 min

Une réunion du collectif de défense des détenus d’opinion se tiendra aujourd’hui au bâtonnat d’Alger. La réunion permettra de coordonner les actions des avocats et de prendre des décisions «à la hauteur des attentes citoyennes, suite aux condamnations-surprises de détenus innocents. Nous ne pouvons nous taire devant pareilles dérives alors que plusieurs tribunaux de notre pays ont relaxé des citoyens pour les mêmes faits, à l’instar du tribunal de Bab El Oued aujourd’hui», s’offusque Salah Brahimi, bâtonnier de Tizi Ouzou.

La réunion d’aujourd’hui regroupera les six bâtonniers du Centre (Alger, Blida, Boumerdès, Béjaïa, Bouira, Tizi Ouzou) auxquels se joindront les avocats engagés dans la défense des détenus.

La décision des avocats intervient après les récents verdicts prononcés par les tribunaux d’Alger dans les affaires des porteurs du drapeau amazigh. En effet, lundi 11 novembre, sur les 42 prévenus, 21 ont été condamnés à une peine d’un an de prison, dont six mois ferme et six mois avec sursis. Le lendemain, six autres détenus, poursuivis pour les mêmes chefs d’inculpation et jugés le 22 octobre dernier, ont été condamnés à six mois de prison ferme. Mais, exceptionnellement, mercredi 13 novembre, le juge du tribunal de Bab El Oued (Hammamet, ex-Bainem), où ont comparu, mercredi 23 octobre, cinq détenus pour «port du drapeau amazigh», ont été relaxés sans aucune charge. Les avocats semblent privilégier l’option d’un «procès de rupture» pour éloigner les magistrats du «tribunal d’exception» de Sidi M’hamed.

«Vu que le tribunal de Sidi M’hamed se singularise dans le traitement des dossiers des détenus d’opinion, en faisant l’exception par rapport aux autres tribunaux de la République, je dois dire qu’un procès de rupture s’impose. Plaider en sachant à l’avance le verdict dicté est une atteinte à la justice et à l’intelligence. Nous refusons de jouer une pièce de théâtre. Il s’agit d’une atteinte grave aux libertés que la morale juridique ne peut cautionner», tranche le bâtonnier de Tizi Ouzou, Me Brahimi.

Rappelons que l’Union nationale des Ordres d’Algérie (UNOA) a «unanimement» dénoncé, à l’issue de la réunion de son conseil national, le 12 octobre, «toute forme de dépassement et d’entrave à l’encontre de la liberté d’expression, de la liberté de manifester et de la liberté de circulation». Réunie en son siège à la Cour suprême, l’UNOA, présidée par Ahmed Saï, a condamné les arrestations opérées parmi les manifestants pacifiques. «Ces arrestations constituent une violation des droits et des libertés consacrés par la Constitution et les conventions ratifiées par l’Algérie», précise le conseil, exigeant la libération «immédiate et sans condition» de tous les détenus d’opinion.

L’UNOA a décidé de constituer une commission pour «encadrer» les collectifs de défense des détenus, composée des bâtonniers Abdelmadjid Sellini, Salah Brahimi, Salem Khatri, Abdelaziz Medjdouba et Ahmed Benantar. 


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