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Les approvisionnements énergétiques menacés

Qui veut enflammer le Golfe ?

16 juin 2019 à 10 h 00 min

Jeudi, le Kokuka Courageous, un navire japonais transportant du méthanol, a essuyé des tirs en mer d’Oman près du stratégique détroit d’Ormuz, tout comme un autre pétrolier transportant du naphta, le Front Altair, propriété d’un armateur chypriote d’origine norvégienne.

Le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al Falih, a demandé hier une réponse «décisive» aux menaces sur les approvisionnements mondiaux en énergie après des attaques contre des pétroliers dans la région du Golfe.

«Il doit y avoir une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie (…) créées par les récents actes terroristes» dans la région, a-t-il dit lors d’un sommet des ministres de l’Energie du G20 au Japon.

Un appel similaire a émané des Emirats arabes unis, qui ont demandé aux puissances internationales de contribuer à la sécurisation du commerce maritime et des approvisionnements en énergie dans la région.

«La communauté internationale doit coopérer pour sécuriser la navigation internationale et l’accès à l’énergie», a affirmé hier le ministre émirati des Affaires étrangères, cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane lors d’un sommet en Bulgarie.

Cité par l’agence officielle WAM, le ministre émirati a également appelé à la «désescalade» dans la région. «La région est complexe et a beaucoup de ressources, que ce soit du gaz ou du pétrole, qui sont nécessaires pour le (reste du) monde.

Nous voulons que le flux de ces ressources reste sûr afin d’assurer la stabilité de l’économie mondiale», a-t-il ajouté, après avoir évoqué les attaques récentes intervenues dans la foulée d’une escalade de tensions entre Téhéran et Washington.

Jeudi, le Kokuka Courageous, un navire japonais transportant du méthanol, a essuyé des tirs en mer d’Oman près du stratégique détroit d’Ormuz, tout comme un autre pétrolier transportant du naphta, le Front Altair, propriété d’un armateur chypriote d’origine norvégienne.

Ces attaques n’ont pas été revendiquées. Le président américain, Donald Trump, a blâmé l’Iran qui, de son côté, a démenti toute responsabilité.

A qui profite le crime donc ? Probablement à un acteur extérieur qui n’aurait rien à perdre à l’idée de voir la zone sombrer dans une guerre sans fin. L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, est un proche allié de Washington et le grand rival de l’Iran dans la région.

Le ministre saoudien de l’Energie avait indiqué, ces derniers jours, que son pays suivait «avec une grande inquiétude» la situation dans la région du détroit d’Ormuz par où transitent 35% du pétrole exporté par voie maritime.

L’Iran, pays frontalier de ce détroit stratégique, a à plusieurs reprises menacé de le bloquer en cas d’attaque des Etats-Unis. Le détroit d’Ormuz constitue une voie de navigation essentielle reliant les producteurs de pétrole du Moyen-Orient aux marchés d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et au-delà.


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