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Ouverture de l’Africa CEO forum à Kigali

Promouvoir l’intégration de l’Afrique

26 mars 2019 à 10 h 00 min

Cette année, le forum innove en proposant des «Investment Dealrooms», qui sont une plateforme de mise en relation des entreprises prometteuses à la recherche de capitaux, de croissance et d’investisseurs.

La 7e édition de l’Africa CEO Forum, qui s’est imposé ses dernières années comme le plus grand rendez-vous international des décideurs et financiers du secteur privé africain, s’est ouverte hier matin au Centre des conventions de Kigali, la capitale rwandaise, en présence de quatre chefs d’Etats africains et d’importantes délégations de plusieurs pays venues défendre leurs visions économiques, exposer leur stratégie de développement et, surtout, attirer un maximum d’investisseurs.

Cette années encore, comme lors de sa dernière édition en mars 2018, à Abidjan, l’ACF réunit pendant deux jours près de 1500 chefs d’entreprise, décideurs publics et investisseurs d’Afrique et du monde entier autour de la thématique de l’intégration économique, alors que lors de la précédente édition, il était question de la nécessaire transformation des entreprises africaines face à la concurrence mondiale.

En effet, à travers un format de rencontres sur mesure, le CEO Forum permet aux gouvernements africains de valoriser leurs réformes en faveur du climat des affaires, de mettre en valeur leurs opportunités d’investissement, notamment les projets de partenariat public-privé et de multiplier les relations d’affaires avec les investisseurs et chefs d’entreprise venus des quatre coins de la planète. Cette année, par exemple, le forum innove en proposant des «Investment Dealrooms», qui sont une plateforme de mise en relation des entreprises prometteuses à la recherche de capitaux de croissance et d’investisseurs.

D’importantes délégations du Maroc, du Togo, du Mali, du Bénin, de Maurice, de République démocratique du Congo, de Zambie et du Rwanda, présenteront leurs projets d’investissement lors des «Public-private deal rooms». Des projets d’investissements d’une valeur cumulée de 500 millions de dollars dans des secteurs porteurs pour la croissance africaine.

Pour ce qui est de l’Algérie, en dehors des groupes Cevital et Condor, assez visibles, les investisseurs nationaux se comptent sur les doigts d’une seule main. C’est encore moins le cas des officiels chargés de vendre l’option algérienne, totalement absents à ce rendez-vous important. L’année dernière Ali Haddad, le président du FCE, avait fait une brève apparition au forum, mais elle tenait beaucoup plus de l’ordre du protocolaire.

Toujours au chapitre des innovations de cette année, les «Private Sector Deal Rooms» permettront, quant à elles, à 30 entreprises africaines à fort potentiel de développement de rencontrer des investisseurs désirant financer leur croissance, dont des banquiers, des fonds de pension et des institutions financières internationales. Originaires de toutes les zones du continent, ces entreprises, dont le chiffre d’affaires annuel moyen tourne autour de 50 millions de dollars, sont à la recherche de financements comptant entre 25 et 100 millions d’euros. En tout, ce sont près de 700 millions de dollars de projets porteurs dans des secteurs-clés pour la croissance africaine comme les services financiers, l’immobilier, le tourisme, la santé, l’énergie, les TIC, etc.

Cette édition rwandaise verra également l’élaboration d’une charte de la diversité pour guider les entreprises africaines vers une politique qui favorise l’égalité entre hommes et femmes. L’Africa CEO Forum, qui a lancé l’initiative «Women In Business» pour mettre à l’honneur les femmes chefs d’entreprise africaines, estime que seules 5% des CEO en Afrique sont des femmes et elles n’occupent que 15% des sièges des conseils d’administration dans les entreprises.

Pendant ces deux journées de discussions et de contacts tous azimuts, l’ACF s’est fixé comme objectif de lancer le débat sur l’intégration économique du continent. «A l’heure où l’Afrique tarde à retrouver une croissance soutenue et où les investissements directs étrangers montrent des signes de faiblesse, l’idéal que représente le marché commun offre au secteur privé l’opportunité unique de se mobiliser pour obtenir des changements indispensables à une réelle intégration économique», estiment les fondateurs de l’ACF.


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