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Proche-Orient : Situation explosive dans les Territoires palestiniens occupés

14 juillet 2019 à 10 h 03 min

La ministre palestinienne de la Santé, Maiy El Kella, a vivement dénoncé les crimes israéliens. Elle a déclaré, dans un communiqué, que «cibler les enfants confirme le projet criminel de l’occupant», qui est de se débarrasser physiquement des Palestiniens.

Avec un mort jeudi et des dizaines de blessés vendredi par des tirs de soldats israéliens dans différentes régions de la Palestine occupée, la fin de semaine a été particulièrement violente. La situation laisse penser que nous sommes tout près d’une nouvelle escalade de violence dans une région où le calme est désormais devenu exceptionnel.

L’armée israélienne avait reconnu que le combattant des Brigades Ezzeddine Al Qassam, la branche armée du Hamas, Mahmoud Al Adham, tué dans la zone frontalière située à l’est de la localité de Beit Hanoune, au nord de la bande de Ghaza, avait été atteint par une balle tirée par un de ses soldats positionnés dans cette zone.

Fait rare, elle a indiqué aussi que l’incident était accidentel et qu’il s’agissait d’une erreur. Les soldats auraient «identifié» par erreur le militant du Hamas comme «un terroriste armé et cette méprise les avait amenés à tirer», avait expliqué l’armée israélienne dans un communiqué publié jeudi juste après l’annonce de la mort de Mahmoud Al Adham, âgé de 28 ans.

Selon des sources palestiniennes, Al Adham tentait, au moment des faits, d’éloigner des jeunes Palestiniens qui s’étaient trop approchés de la clôture de sécurité, qui tient lieu de ligne de frontière entre l’Etat hébreu et l’enclave palestinienne. La mort du jeune combattant a suscité une grande colère au sein des factions palestiniennes armées dans la bande de Ghaza, particulièrement celle des brigades Ezzeddine Al Qassam, dont il était membre.

Elles ont toutes fait le serment de venger sa mort. Il y a deux jours, lors du 66e vendredi des manifestations populaires rentrant dans la cadre de la Grande marche du retour, la tension était grande dans les zones frontalières, dont celle où avait été tué le combattant du Hamas. Les soldats israéliens ont tiré sur les manifestants avec des balles réelles, des balles en caoutchouc et ont lancé des bombes lacrymogènes toxiques. Selon le ministère palestinien de la Santé à Ghaza, 66 citoyens ont été diversement blessés au cours des manifestations. Certains se trouvent actuellement dans un état grave.

Des morts par centaines

Depuis son lancement le 30 mars 2018, la Grande marche du retour, qui réclame, comme son nom l’indique, le retour des réfugiés palestiniens selon la résolution 194 des Nations unies et la levée de l’embargo imposé par Israël à l’enclave palestinienne depuis une douzaine d’années, s’est soldée par la mort de plus de 300 citoyens, dont des enfants, des femmes, des journalistes et des secouristes.

On recense également plus de 20 000 blessés, dont des centaines sont devenus handicapés physiques suite à l’amputation d’un de leurs membres inférieurs. Dans certains cas, ils ont aussi perdu un de leurs membres supérieurs. La même situation avait été enregistrée vendredi dans certaines régions de Cisjordanie occupée.

Il y avait d’un côté des manifestations palestiniennes populaires pacifiques et de l’autre une répression sauvage de la part de l’armée israélienne. Un enfant âgé de 10 ans seulement a été blessé. Hospitalisé à l’hôpital de Kalkiliya, il se trouve actuellement dans un état très grave.

En effet, Abdel Rahmane Chtioui a reçu une balle réelle à la tête dans le village de Kafr Kaddoum, où une manifestation populaire est organisée chaque vendredi pour protester contre la colonisation et réclamer la réouverture de la route menant au village, fermée depuis une quinzaine d’années par l’armée de l’occupation israélienne.

Israël cible les enfants

La ministre palestinienne de la Santé, Maiy El Kella, a vivement dénoncé les crimes israéliens. En particulier le tir qui a ciblé Abdel Rahmane Chtioui. Elle a déclaré dans un communiqué, qu’«en ciblant des enfants, l’occupant israélien ne fait que confirmer son projet criminel», qui est de se débarrasser physiquement des Palestiniens.

«Les tentatives d’amélioration de l’image de l’occupation israélienne sur la scène mondiale échouent chaque fois qu’un enfant ou un civil est tué, blessé ou arrêté», a ajouté la ministre palestinienne. Avec ce nouveau crime, l’occupation démontre qu’elle n’a pas de ligne rouge, a souligné Mme El Kella, qui a affirmé que les crimes israéliens se poursuivront tant que la communauté internationale restera silencieuse.

Dans la nuit de vendredi à samedi, Israël a annoncé que deux roquettes palestiniennes avaient été tirées depuis Ghaza sur le sud de l’Etat hébreu sans faire de blessé. Une délégation sécuritaire égyptienne – qui est habituée à jouer le rôle de pompier dans de pareilles circonstances fait la navette depuis jeudi entre la bande de Ghaza et Israël pour tenter d’éteindre le feu qui commence à se propager et risque de tout brûler. 


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