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UKRAINE ET PERSPECTIVES D’ÉLARGISSEMENT DE L’ALLIANCE ATLANTIQUE

Pourparlers russo-américains le 10 janvier

29 décembre 2021 à 10 h 20 min

Washington et Moscou se sont mis d’accord pour tenir des pourparlers le 10 janvier, à propos des tensions concernant l’Ukraine et la sécurité en Europe, rapporte l’AFP, citant la Maison-Blanche et la diplomatie russe. «Les Etats-Unis ont hâte d’engager un dialogue avec la Russie», a affirmé hier un porte-parole de la Maison-Blanche chargé des questions de sécurité.

Une réunion entre la Russie et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) pourrait ensuite avoir lieu le 12 janvier, suivie le lendemain d’une rencontre entre la Russie et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont font partie les Etats-Unis, a ajouté le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. «Quand on va s’asseoir pour discuter, la Russie pourra mettre ses inquiétudes sur la table et nous mettrons les nôtres sur la table, notamment les activités de la Russie», a-t-il soutenu.

Un peu plus tard, la Russie a confirmé la date de ces discussions, précisant qu’elles se tiendraient à Genève. «Le 10 janvier sera le jour principal des consultations bilatérales russo-américaines», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, à l’agence de presse Tass, ajoutant qu’il ne s’attend pas à ce qu’un accord soit trouvé en «un seul jour».De son côté, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a exclu toute «concession», affirmant que son pays est «dans une position de fermeté pour ce qui concerne la défense de (ses) intérêts».

Moscou a présenté le 17 décembre deux projets de traités à Washington et l’Otan. Ces textes prévoient notamment d’interdire tout élargissement de l’Alliance et l’établissement de bases militaires américaines dans les pays de l’ex-espace soviétique. Washington s’est dit «prêt à discuter» de ces documents, tout en soulignant qu’ils comprennent «certaines choses que les Russes savent inacceptables».

«Garanties»

Ces propositions de traités interviennent alors que Kiev et ses alliés occidentaux accusent la Russie d’avoir massé des dizaines de milliers de militaires à sa frontière avec l’Ukraine, en prévision d’une possible invasion de son voisin. Moscou dément et se dit menacé par l’Otan qui, à son avis, arme Kiev et accroît sa présence militaire dans la région de la mer Noire. Le Kremlin réclame des «garanties de sécurité», en particulier l’engagement de l’Otan à ne pas s’élargir en ex-URSS, notamment à l’Ukraine.

Dans un entretien en vidéoconférence le 7 décembre, le président russe, Vladimir Poutine, a réclamé à son homologue américain, Joe Biden, des «garanties juridiques» sur le non-élargissement de l’Alliance vers l’Est. Le 14, il a appelé à des négociations «immédiates» avec l’Otan et les Etats-Unis sur les garanties à apporter à la Russie pour sa sécurité.

Le 21, il a évoqué une réponse «militaire et technique» si ses rivaux occidentaux ne mettent pas fin à leur politique, jugée menaçante par la Russie. «En cas de maintien de la ligne très clairement agressive de nos collègues occidentaux, nous allons prendre des mesures militaires et techniques adéquates de représailles, réagir de manière ferme aux actions inamicales (…). Nous en avons parfaitement le droit», a-t-il déclaré lors d’une intervention devant les cadres de l’armée russe et du ministère de la Défense.

«Le renforcement aux frontières russes des groupements militaires des Etats-Unis et de l’Otan ainsi que l’organisation de manœuvres militaires d’ampleur constituent une source sérieuse de préoccupation», a-t-il poursuivi. Ainsi, il a de nouveau souligné la nécessité pour les Etats-Unis et l’Otan de donner des garanties de sécurité à la Russie en signant des traités devant interdire tout élargissement futur de l’Alliance atlantique. Moscou estime que les Occidentaux, en ouvrant l’Alliance à des pays d’Europe de l’Est et d’ex-URSS à partir de 1999, ont violé des promesses faites après la chute de l’Union soviétique afin d’endiguer son influence dans le voisinage.

La Russie a vaincu la Géorgie dans une courte guerre en 2008. Elle a annexé la Crimée en 2014, dans le sillage des révoltes pro-occidentales à Kiev.
Elle est vue par les grandes puissances rivales comme le parrain des séparatistes prorusses dans l’Est ukrainien. Les Occidentaux ont refusé de fermer la porte de l’Otan à Tbilissi et Kiev, mais ils ont également de facto gelé le processus d’adhésion.

En échange de la dissolution du bloc de l’Est (le Pacte de Varsovie) en 1991, le dirigeant de l’ex-Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, à l’époque s’attendait à une contrepartie de la part de l’Occident, notamment, le fait de ne pas élargir l’espace de l’Otan aux frontières de son pays.

Dans son discours en mars 2014, V. Poutine a fustigé l’attitude des Occidentaux. «Ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont mis devant le fait accompli. Cela s’est produit avec l’expansion de l’Otan vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières», a-t-il soutenu.


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