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Parlement libyen et nouveau gouvernement : Différend sur le lieu de la réunion, accord sur le principe d’octroi de confiance

27 février 2021 à 10 h 20 min

Abdelhamid Dbeyba a respecté le délai de 20 jours qui lui a été accordé par le Dialogue national, pour transmettre la structure et les objectifs de son gouvernement au Parlement libyen. Il a ainsi transmis, avant-hier en début de soirée, une correspondance dans ce sens au président du Parlement, Aguila Salah, qui est tenu de réunir le Parlement, appelé à examiner la proposition et se prononcer sur l’octroi de confiance.

Engagements

Tout au long des 20 jours, commencés le 6 février, Abdelhamid Dbeyba s’est rendu en Turquie et en Egypte et a eu des entrevues avec les ambassadeurs des pays impliqués, d’une manière ou d’une autre, dans la crise, avant de rendre visite au Parlement à Tobrouk, rencontrer les tribus de l’Est et s’entretenir avec les divers belligérants de la crise libyenne. Après ce long tour d’horizon, Dbeyba et son staff ont dû éplucher 2200 CV, remis par les députés des 13 circonscriptions électorales, afin de dénicher les compétences pouvant aider à sortir de la crise en Libye. Le nominé de Genève veut convaincre tous les Libyens de sa droiture dans l’attribution des portefeuilles, afin de leur faire sentir qu’une nouvelle page est ouverte et sera couronnée par la tenue des élections générales.

Sur le plan des engagements, Dbeyba n’a pas manqué d’insister sur la souveraineté sur tout le territoire national, le rapatriement des mercenaires et la sécurité pour tous les Libyens, dans le respect de la loi, les soucis majeurs de tous, depuis une dizaine d’années. Il a également parlé de la réunification progressive des institutions de l’Etat, sans toucher aux intérêts des citoyens. Sur un autre niveau, Dbeyba a assuré qu’il va lutter contre toutes les formes de malversations et la corruption, tout en œuvrant pour l’établissement de la bonne gouvernance dans les rouages de l’administration publique.

Il compte commencer la reconstruction de la Libye, instaurer une réconciliation basée sur les principes de justice transitionnelle, pour que personne ne se sente plus lésé. «De beaux slogans que la majorité des Libyens espèrent voir se concrétiser, encore faut-il que les vautours dominants se laissent faire», déclare une universitaire libyenne à El Watan rencontrée à Tunis. Elle préfère garder l’anonymat de peur des répercussions de tels propos. C’est cela, aussi, la Libye.

Confiance

Dbeyba a respecté ses engagements, c’est qui était attendu. Le plus dur, c’est plutôt du côté du Parlement et de l’entente sur le lieu de la tenue de son assemblée générale, car il n’y a aucun problème apparemment concernant l’octroi de confiance. Tous les belligérants libyens soutiennent qu’une équipe de technocrates prenne en charge les destinées de leur pays et améliore, progressivement, la situation du Libyen lambda, notamment pour les aspects élémentaires de sa vie quotidienne comme l’électricité, la santé et l’alimentation.

C’est plutôt au niveau des tiraillements interrégionaux que la situation est encore fragile et les députés de chaque localité préfèrent ne pas faire de déplacement à la région antagoniste pour la tenue de la réunion du Parlement. Ainsi, les députés de l’Ouest ont préféré se réunir à Sabratha. Mais, ils étaient juste 73 la semaine dernière, loin donc du quota. Ils ont proposé Syrte, sous la présidence du comité militaire (5+5).

Le nouveau Conseil présidentiel et le chef du gouvernement nominé ont tenu une réunion avec le comité militaire (5+5), qui les a assurés de la sécurité de la réunion du Parlement, dans son siège à Tobrouk. Younes El Menfi, le nouveau président, était déjà allé à Benghazi et a rencontré Khalifa Haftar, alors que Abdelhamid Dbeyba, est allé rencontrer Salah Aguila à Tobrouk.

Ils peuvent donc assurer tous les députés de la sécurité de leur séjour à Tobrouk. «Mais, dans leur esprit, ce n’est pas facile de tourner la page», remarque le politologue Ezzeddine Aguil, qui pense que «les députés vont finir par accepter, pour ne pas être accusés d’être derrière l’échec du processus de réconciliation». La Libye peine à se réconcilier.


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