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mercredi, 13 novembre, 2019
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Moyen-Orient : L’Irak plonge dans un climat de guerre civile

07 novembre 2019 à 9 h 03 min

Alors que manifestants et forces de l’ordre se font face dans la rue, la situation continue de s’enliser sur le plan politique.

Les manifestants irakiens, qui réclament «la chute du régime», redoutaient hier que la coupure d’internet ne soit un signe précurseur d’un retour aux violences de début octobre, les forces de sécurité tirant de nouveau à balles réelles dans la capitale.

Les protestataires ont été une nouvelle fois pris, hier, pour cible sur le pont Al Chouhada. Jusqu’à lundi, sur les ponts Al Joumhouriya et Senek, les forces de l’ordre tiraient uniquement des grenades assourdissantes et des grenades lacrymogènes – dénoncées par les défenseurs des droits humains car elles sont dix fois plus lourdes qu’ailleurs dans le monde, et ont déjà tué plusieurs manifestants. Mais depuis que la contestation a gagné les ponts Al Ahrar, lundi, et Al Chouhada hier, des tirs à balles réelles – parfois de gros calibre – ont commencé à résonner de nouveau dans la capitale.

Les campagnes d’arrestation de militants vont aussi bon train, selon des sources de sécurité et activistes. Des sources médicales s’inquiètent également de la disparition de plusieurs médecins, alors que de nombreuses voix en Irak dénoncent «des opérations d’enlèvement organisées».

Dans le Sud chiite et tribal, rapportent plusieurs agences de presse, la désobéissance civile continue de paralyser écoles et administrations. Elle gagne les infrastructures portuaires et pétrolières vitales pour l’Irak, pays dont les habitants étranglés par le chômage et la pauvreté réclament leur «part du pétrole».

Depuis le début, le 1er octobre, d’un mouvement spontané de contestation, près de 300 personnes ont été tuées. Les autorités ont proposé des réformes sociales et amendements constitutionnels, mais les manifestants continuent de réclamer le départ de tous les responsables, qu’ils jugent corrompus et incompétents, ainsi qu’une refonte totale du système politique mis en place après le renversement par les Occidentaux du dictateur Saddam Hussein.

Au plan politique, la situation continue de s’enliser. L’Iran, grande puissance agissante en Irak avec son ennemi américain, plaide pour le maintien du statu quo. Mardi, le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mehdi, a ainsi balayé la proposition du président Barham Saleh de tenir des élections anticipées, la jugeant irréalisable, rendant la situation encore plus explosive.


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