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Conflit du Sahara occidental

Mohammed VI joue la carte israélienne

29 janvier 2019 à 11 h 00 min

Le média marocain arabophone Al Ousboue Assahafi rapporte que «Netanyahu aurait (…) proposé sa médiation pour la résolution du différend entre Rabat et John Bolton», le conseiller à la sécurité nationale de Trump, qui opère actuellement un forcing à l’Onu en faveur de la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, chercherait à se rendre en visite d’Etat au Maroc afin d’y rencontrer Mohammed VI. Des sources révèlent à ce propos d’intenses tractations entre le cabinet de Netanyahu et plusieurs responsables marocains. Netanyahu a, rappelle-t-on, fait du travail diplomatique en direction de l’Afrique et des pays arabes un objectif central de sa politique étrangère. Il chercherait actuellement, explique-t-on, des visites de haut niveau pour mettre en exergue ses «victoires» diplomatiques au cours de sa campagne pour les législatives du 9 avril prochain. Des législatives auxquelles il se présentera.

Benyamin Netanyahu se dit donc qu’il pourrait gagner des points en se rendant au Maroc, surtout si sa visite se solde par une normalisation des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv. Le site marocain Le Desk, qui rapporte l’information, fait savoir à ce propos que c’est au conseiller à la sécurité nationale israélienne, Meir Ben-Shabbat, qu’il a été demandé de rendre cette visite possible. La chaîne israélienne Hadashot, reprise par le Jerusalem Post, précise même que la visite en question pourrait avoir lieu vers le 30 mars, juste après une visite du pape François au Maroc.

Y a-t-il des chances que Mohammed VI accède à la demande du Premier ministre israélien ? Le Desk considère que «oui», surtout que le roi du Maroc aurait aussi à y gagner. Pour le média marocain francophone, Mohammed VI pourrait en effet retenir l’idée que «le développement de liens plus étroits avec l’Etat juif lui permettra de faire une percée auprès de l’administration Trump – que le Maroc courtise» dans le but évident de l’amener à lâcher les Sahraouis. Il se dit justement que les Israéliens ont promis à Mohammed VI de l’aider à arriver à ses fins.

Le média marocain arabophone Al Ousboue Assahafi rapporte ainsi que «Netanyahu aurait (…) proposé sa médiation pour la résolution du différend entre Rabat et John Bolton», le conseiller à la sécurité nationale de Trump, qui opère actuellement un forcing à l’Onu en faveur de la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Mais pour le moment, signalent les médias marocains et israéliens, «ni le gouvernement marocain ni le bureau du Premier ministre israélien n’ont confirmé ces informations».

«Israël ne répond pas aux informations portant sur des contacts avec des Etats avec lesquels Israël n’entretient pas de relations diplomatiques», a fait savoir le bureau du Premier ministre à la chaîne Hadashot, que reprend le Jerusalem Post. Mais il semble bien que Mohammed VI ait donné son feu vert à cette visite de Netanyahu. La preuve en est donnée par le séjour effectué la semaine dernière à Rabat par les leaders de la Coalition juive républicaine (RJC), un groupe de pression juif américain.

Ils s’y trouvaient en compagnie d’autres lobbyistes américains engagés par le royaume chérifien à Washington, rapporte la presse américaine. A en croire toujours le Desk, ce séjour a été préparé dans la plus grande discrétion par Serge Berdugo, ambassadeur itinérant de Mohammed VI et secrétaire général de la communauté israélite du Maroc. Sur place, les leaders de la RJC ont rencontré le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita.

Une photo de cette rencontre a été d’ailleurs postée mercredi dernier par le président de la RJC, Norm Coleman, sur son compte Tweeter. Cet ancien sénateur du Minnesota, qui travaille pour le compte de la firme Hogan Lovells, a été engagé en 2018 comme lobbyiste de l’Arabie Saoudite à Washington.

Sur cette photo, le chef de la diplomatie marocaine apparaît également aux côtés de Matt Brooks, directeur exécutif de la RJC ; d’Ari Fleischer, ancien secrétaire de presse de la Maison-Blanche ; d’Andrew King, lobbyiste de la firme Glover Park Group, engagée par l’ambassade du Maroc à Washington pour polir l’image du royaume aux Etats-Unis ; et d’Elliott Abrams, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale.

«Mon seul commentaire est que j’ai beaucoup d’amis au Maroc, en particulier parmi la communauté juive, et que je suis heureux de les revoir», a répondu Elliott Abrams aux sollicitations du média américain Al Monitor. Selon toute vraisemblance donc, la machine de la normalisation des relations diplomatiques entre Israël et le Maroc est bien en marche



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