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A quelques jours de la présidentielles en République Centrafricaine : Menace de guerre civile

20 décembre 2020 à 10 h 22 min

Menace de guerre civile à l’approche des législatives et de la présidentielle en République centrafricaine, dont le premier tour se tiendra le 27 décembre.

Le gouvernement centrafricain a accusé, hier, son principal opposant, l’ancien chef de l’Etat François Bozizé, de tenter de fomenter un «coup d’Etat» à une semaine des élections présidentielle et législatives, rapporte l’AFP citant un responsable de l’Exécutif. «François Bozizé se trouve actuellement aux abords de la ville de Bossembele (à 150 km au nord-ouest de la capitale, ndlr) dans l’intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui», a déclaré le porte-parole gouvernemental, Ange-Maxime Kaagui. Et d’ajouter : «Il s’agit manifestement d’une tentative de coup d’Etat que le gouvernement tient à dénoncer en cette période électorale», allusion aux élections du 27 décembre.

Un peu plus tôt dans la journée, trois des principaux groupes armés en Centrafrique ont annoncé leur fusion «dans une seule entité, désignée Coalition des patriotes pour le changement (CPC), placée sous commandement unifié». Ils ont, par ailleurs, appelé «tous les autres groupes armés à adhérer» à leur coalition. Ils ont également exhorté leurs membres à «fraterniser» avec les soldats des forces régulières qui désirent les rejoindre, à «respecter scrupuleusement l’intégrité des populations civiles» et à «laisser passer librement les véhicules» des Nations unies et des humanitaires. Les trois groupes sont le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), actif dans le Nord, les 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) un groupe à dominante peule présent dans l’Ouest, et des milices antibalaka réputées favorables à François Bozizé.

Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) sont «en alerte maximale» pour empêcher les groupes armés de «perturber les élections», a déclaré la Minusca dans un communiqué publié vendredi. Arrivé au pouvoir en 2003 à la suite d’un coup d’Etat, avant d’être lui-même renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, François Bozizé a tenté un retour en politique en se déclarant candidat à la présidentielle. Mais la Cour constitutionnelle a invalidé sa candidature, estimant que l’ex-chef de l’Etat est sous le coup de sanctions des Nations unies pour son soutien présumé à des groupes armés responsables de «crimes de guerre» et de «crimes contre l’humanité». La République centrafricaine est déjà contrôlée aux trois quarts par des groupes armés qui commettent des exactions régulières contre les civils.

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. La CPC rassemble aujourd’hui des groupes issus de la Séléka et des milices antibalaka, autrefois ennemis, contre le régime du président Touadera qui brigue un deuxième mandat.


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