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Mauritanie : Ould Abdel Aziz renonce à un 3e mandat

22 septembre 2018 à 0 h 56 min

Fin du suspense en Mauritanie. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dont le second mandat arrivera à terme en avril prochain, a assuré jeudi soir, lors d’un discours télévisé, qu’il n’avait ni l’intention d’amender la Constitution ni de se représenter pour un 3e mandat.

Cette annonce vient déjouer les pronostics qui laissaient présager que le chef de l’Etat mauritanien allait briguer de nouveau la magistrature suprême. Cette décision contraste avec la position de ses partisans qui l’ont appelé à se représenter en avril prochain, alors que la Constitution le lui interdit clairement. «Soyons clairs. Ce que j’ai dit est clair. J’ai dit que je n’abandonnerai pas la Mauritanie et, personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution. Je l’ai dit et répété à plusieurs reprises», a martelé Mohamed Ould Abdel Aziz.

Mais s’il n’entend pas modifier la Constitution pour pouvoir briguer un 3e mandat, le président mauritanien a néanmoins fait savoir qu’il «n’acceptera pas de laisser le champ libre à ceux qui ont détruit et pillé ses ressources». «Cependant, si j’ai dit que j’allais quitter le pouvoir, cela ne veut pas dire non plus que je vais baliser une autoroute pour des gens qui étaient là, qui ont détruit la Mauritanie et qui l’ont déstabilisée. Je resterai ici en Mauritanie et je ferai tout pour que ce que nous avons fait, avec le soutien du peuple mauritanien, avec le soutien de mon gouvernement, puisse continuer, que le pays puisse se développer dans la sécurité et dans la stabilité», a-t-il précisé.

A qui faisait-il allusion ? Mohamed Ould Abdel Aziz a particulièrement menacé de prendre des «mesures», sans toutefois dire lesquelles, contre Tawassoul, le principal parti islamiste du pays. «Il n’est pas normal qu’un seul parti utilise et s’accapare l’islam, ce n’est pas acceptable et ce ne sera plus accepté à l’avenir», a-t-il déclaré. «L’islam politique est dangereux», a averti le président mauritanien.

Tawassoul vient de remporter 14 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, loin derrière l’UPR. L’islam politique «a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d’ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe», a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008, puis élu en 2009 et réélu en 2014.

De nombreux observateurs ont soutenu l’idée que le président Mohamed Ould Abdelaziz, dont le parti (l’Union pour la République, ndlr) vient de remporter les élections législatives, régionales et municipales, allait saisir l’opportunité de cette victoire pour modifier la Constitution afin de pouvoir rester au pouvoir en 2019. Il s’était fortement impliqué dans la campagne électorale. Et cela a fini par payer, puisque l’UPR avait remporté la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, soit 89 des 157 députés, 13 conseils régionaux sur 13 et une majorité de conseils municipaux. 



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