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Manifestations en France : Le retour sans fin des irréductibles «gilets jaunes»

10 février 2019 à 9 h 20 min

Malgré le dialogue national instauré par le président Emmanuel Macron, la tension ne retombe pas. Ainsi vont les samedis en France, sans discontinuité. Depuis le 17 novembre, les «gilets jaunes» occupent le pavé et les chaînes d’info en continu, surveillant les dégâts causés à Paris et dans les grandes villes.

Ils parlent peu des blessures graves des manifestants : 382 signalements, 1 décès (à Marseille, Zineb Redouane), 170 blessures à la tête, 17 éborgnés, 4 mains arrachées. Chiffres élaborés, avant la journée d’hier, par le journaliste Daniel Duffresne et publiés par Médiapart. Dans le lot, 36 mineurs, 10 passants, 43 journalistes, 7 médics (sauveteurs)…

L’éditorialiste de l’hebdo Le Point s’interroge : «La France survivra-t-elle au ‘‘giletjaunisme’’ ? Le pays, oui, il a toujours survécu à tout, même à l’Occupation. Mais le président ? Ce mouvement est comme une plaie qui ne se referme jamais et continue d’écouler son sang chaque samedi.»

Hier à Paris, on remettait le couvert avec quatre manifestations déclarées en préfecture. La principale s’est élancée de la place de l’Etoile à midi. Des heurts ont éclaté à la mi-journée devant l’Assemblée nationale, où un photographe a eu la main arrachée, alors qu’il voulait éloigner une grenade de désencerclement tombée à ses pieds. Le cortège, au moment où nous écrivions ces lignes, arrivait au Sénat

«ON N’EST PAS FATIGUéS»

D’autres rassemblements étaient annoncés dans tout le pays, avec des opérations de filtrage de la circulation mais aussi des péages d’autoroute gratuits. A Orange (Vaucluse) par exemple, les manifestants avaient démonté les barrières. Dans cette ville, les motards jaunes ont défilé, de même qu’à Nice où ils étaient en tête de cortège, comme à Bordeaux.

A Toulouse, les manifestants scandaient «On n’est pas fatigués» ou encore «Gilets jaunes en colère, libérez nos prisonniers». Dans les communes plus petites, les occupations de ronds-points se déroulaient ou des manifestations faisaient le plein comme à La Roche-sur -Yon. A Marseille, comme chaque samedi, le rendez-vous est fixé en début d’après-midi sur le Vieux-Port avec plusieurs milliers de «gilets jaunes», demandant l’instauration d’un référendum d’initiative populaire (RIC), la démission de Macron et la hausse du pouvoir d’achat.

A Montpellier, un rassemblement dénonçait «La loi liberticide ‘anticasseurs», votée à l’Assemblée nationale, en étant tous masqués : foulards, cagoules, écharpes, masques et autres». A Nice, un collectif baptisé «Résistance 06» appelait tous les «gilets jaunes» de Paca à se rassembler à la frontière italienne, en présence de Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», l’une des personnalités fortes des «gilets jaunes».

RIEN NE DIT QUE LE MOUVEMENT VA S’ESSOUFFLER

Face à cela, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a lancé un appel au calme : «Peut-être qu’il est temps d’arrêter la violence, peut-être qu’il est temps d’arrêter la mise en cause systématique des représentants de la démocratie, la mise en cause systématique de nos forces de l’ordre.»

Il s’exprimait après une tentative criminelle d’incendie du domicile du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, en Bretagne.

«J’aimerais que nos forces soient concentrées sur le quotidien des Français et non pas sur la gestion de quelques personnes qui cherchent au fond à nuire à nos forces, à nuire à nos institutions, à attaquer comme ils l’ont fait le domicile privé, voire à menacer les parlementaires, y compris en cherchant à identifier celles et ceux qui ont voté certains textes de loi (…) pour mener des opérations contre eux, c’est une menace à la démocratie même.»

Pourtant, à l’heure qu’il est, rien ne dit que le mouvement va s’essouffler, repoussant à la périphérie des préoccupations les ambitions du débat national, ces one man show du président Emmanuel Macron face à un public trié sur le volet.

Cet échauffement macronien, qui a de plus en plus des allures de retour à la campagne électorale, selon l’opposition, ne débouche sur aucune perspective claire pour l’instant. Côté manifestants, après avoir tenu bon sous les rigueurs hivernales, à quelques semaines de mars, la prochaine renaissance printanière pourrait renouveler les ardeurs.

Une sève que soutient une bonne part de la population : selon un sondage YouGov diffusé jeudi, près de deux Français sur trois (64%) continuent de «soutenir» le mouvement des «gilets jaunes», soit deux points de plus en un mois. Les trois quarts des sondés (77%, +3 points) jugent leur mobilisation justifiée.

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