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Tension entre le Royaume-Uni et l’Iran

Londres envoie un deuxième navire de guerre dans le Golfe

13 juillet 2019 à 10 h 03 min

Le Royaume-Uni a annoncé hier le déploiement d’un deuxième navire de guerre dans le Golfe, selon l’AFP citant l’Exécutif britannique. L’annonce intervient deux jours après un incident avec la marine iranienne qui a tenté, selon Londres, d’empêcher le passage d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz.

Le destroyer HMS Duncan se rend dans le Golfe pour relayer la frégate HMS Montrose, déjà sur place, afin de continuer à garantir la «liberté de navigation» pour «les navires transitant par cette voie de navigation cruciale», a indiqué un porte-parole de l’Exécutif britannique. Cette rotation, qui était programmée, a été avancée, a ajouté une source de défense, soulignant que les deux navires resteraient temporairement ensemble dans la région, mais sans préciser combien de temps.

Selon une source gouvernementale, l’Exécutif a également relevé, en début de semaine, à son échelon maximal, le niveau d’alerte dans les eaux territoriales iraniennes pour les navires britanniques, et a adressé des recommandations de sécurité aux compagnies opérant dans la région.

La tension autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines au fil d’une spirale d’événements, dont des attaques d’origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d’un drone américain par l’Iran.

Téhéran, accusé par Washington d’être à l’origine des sabotages de tankers, a démenti toute responsabilité, dénonçant de son côté la volonté des Etats-Unis de «provoquer un choc» pétrolier en lui imposant des sanctions sévères et un embargo sur ses exportations de brut.

Gibraltar

Un nouvel incident est venu s’ajouter, mercredi, quand la marine militaire iranienne a tenté, selon le Royaume-Uni, «d’empêcher le passage» par Ormuz d’un pétrolier britannique. Le HMS Montrose, venu à sa rescousse, a dû «lancer des avertissements verbaux» aux vedettes iraniennes pour qu’elles battent en retraite. Les Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime iranien, ont nié toute «confrontation» récente avec des navires étrangers.

Le président iranien, Hassan Rohani, a mis en garde mercredi le Royaume-Uni, évoquant des «conséquences» après l’arraisonnement par Londres d’un pétrolier iranien, le Grace 1, au large de Gibraltar. Bâtiment de 330 mètres, ce pétrolier a été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d’un détachement de Royal Marines britanniques, au large de ce territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne.

Gibraltar le soupçonne d’avoir voulu livrer du pétrole à la Syrie en violation des sanctions européennes contre le régime de Bachar Al Assad. Ce que dément Téhéran, qui a dénoncé un acte de «piraterie». Le navire contient 2,1 millions de barils de brut, soit sa capacité maximale, a indiqué hier le chef du gouvernement du territoire britannique, Fabian Picardo. Le capitaine du pétrolier et son second ont été arrêtés jeudi. Deux officiers ont été arrêtés hier, a annoncé la police du territoire britannique, précisant qu’ils sont de nationalité indienne.

Dans ce contexte, les Etats-Unis ont confirmé jeudi leur intention de former une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le Golfe. «Nous allons tenter avec cette coalition (…) de fournir une escorte militaire navale aux navires commerciaux», a expliqué le général Mark Milley devant une commission du Sénat américain qui devait confirmer sa nomination au poste de chef d’état-major interarmes américain.

Cette opération internationale devrait se mettre en place «dans les prochaines semaines», a-t-il poursuivi, soulignant qu’avec la Ve Flotte basée à Bahreïn, les Etats-Unis jouaient un «rôle crucial» pour garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique.

Le général Joseph Dunford, qu’il doit remplacer, a expliqué mardi que Washington déterminerait «au cours des deux ou trois prochaines semaines» les pays ayant «la volonté politique de soutenir cette initiative» pour ensuite «identifier les capacités spécifiques» militaires de cette opération d’envergure qui doit concerner les détroits à l’est (Ormuz) et à l’ouest (Bab Al Mendeb) de la Péninsule arabique.

Le président américain, Donald Trump, s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour évoquer les activités «néfastes» de l’Iran, selon la Maison- Blanche.

Le président Trump a récemment appelé les pays importateurs de pétrole à «protéger leurs propres navires» transitant par le détroit d’Ormuz, estimant que la marine américaine assurait la sécurité des pétroliers étrangers dans le Golfe «sans la moindre compensation». Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a déclaré en juin espérer que plus de vingt pays, dont les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite, acceptent de travailler ensemble sur la sécurité maritime.

Lors d’une récente visite à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), le chef du Pentagone, Mark Esper, a assuré que «certains» membres de l’Alliance atlantique ont exprimé en privé leur intérêt à participer à cette coalition.

Mais les dirigeants européens semblent réticents à engager des moyens militaires dans cette région, où la moindre escarmouche peut dégénérer en conflit ouvert. La France et le Royaume-Uni disposent de bases militaires à Abou Dhabi et à Bahreïn, et il existe déjà une force maritime multinationale, la Combined Maritime Forces (CMF), pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden et au large de la Somalie.


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