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lundi, 30 novembre, 2020
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L’observatoire WSRW appelle la Commission européenne à suspendre l’accord de pêche avec le Maroc

21 novembre 2020 à 10 h 48 min

L’observatoire Western Sahara Resource Watch (WSRW) a appelé jeudi la Commission européenne à «suspendre l’accord de pêche» entre l’Union européenne (UE) et le Maroc, a rapporté hier l’APS citant une lettre dudit Observatoire.

Une telle mesure s’impose, car Rabat a violé la «clause des droits de l’homme de l’accord» après l’agression militaire marocaine à Guerguarat le 13 novembre au sud-ouest du Sahara occidental. «Au cours des derniers jours, le Maroc a violé l’accord de cessez-le-feu négocié par l’ONU, un acte qui en soi est un déni du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», a dénoncé l’Observatoire dans sa missive à la direction générale des affaires maritimes et de la pêche de l’UE. L’article 3 de l’accord en question permet à l’UE de suspendre unilatéralement l’accord, si le Maroc ne respecte pas «les principes démocratiques et les droits fondamentaux de l’homme».

Ainsi, «le Maroc a violé le cessez-le-feu vieux de près de trois décennies dans le territoire, imposant la guerre aux Sahraouis», a affirmé WSRW, mettant en garde contre «la recrudescence des arrestations et des perquisitions dans les maisons» des Sahraouis dans les territoires occupés par l’appareil de sécurité marocain. L’approche de l’UE d’inclure le territoire occupé du Sahara occidental dans la portée territoriale de ses accords bilatéraux avec le Maroc a frustré les Sahraouis pendant des années. Depuis décembre 2015, la Cour de justice de l’UE (CJUE) a rendu quatre arrêts consécutifs, annulant l’application des accords UE-Maroc sur le territoire.

La Cour a fait valoir que le Sahara occidental est «séparé et distinct» de tout pays du monde, y compris le Maroc, et que ce dernier n’a ni souveraineté ni mandat d’administration sur le territoire. En tant que tel, a déclaré la Cour, le peuple du Sahara occidental doit être considéré comme un «tiers qui doit donner son consentement pour qu’un tel accord affecte légalement ses terres».

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