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Dans un contexte marqué par une escalade dans le Golfe

L’Iran compte s’affranchir de l’accord sur le nucléaire

18 juin 2019 à 10 h 00 min

L’annonce intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran sont sous tension suite aux attaques de deux pétroliers en mer d’Oman.

Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a annoncé hier que les réserves d’uranium enrichi de son pays dépasseront la limite fixée par l’accord de Vienne à partir du 27 juin.

Accord signé en juillet 2015 entre le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France ainsi que l’Allemagne). Il permet la levée d’une partie des sanctions contre Téhéran en échange de l’engagement iranien de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

L’annonce intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran sont sous tension suite aux attaques de deux pétroliers norvégien et japonais en mer d’Oman, dans la région du Golfe. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Arabie Saoudite accusent l’Iran, qui nie les faits.

Le texte de juillet 2015 est censé marquer une nouvelle étape dans les relations entre l’Iran et l’Occident. Cependant, le 8 mai 2018, le président américain, Donald Trump, annonce le retrait de son pays du traité et le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran.

Washington donne un délai de 90 à 180 jours aux entreprises étrangères présentes dans les secteurs visés par les sanctions pour cesser toute activité avec Téhéran. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne se disent «déterminées à assurer la mise en œuvre» du texte.

De son côté, le président iranien, Hassan Rohani, prévient que Téhéran pourrait cesser d’appliquer les contraintes du traité de Vienne et reprendre un enrichissement d’uranium plus élevé si les négociations avec les Européens, la Russie et la Chine ne donnent pas les résultats escomptés.

Le 21 mai, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo fait état de 12 conditions pour conclure un «nouvel accord», des exigences plus sévères concernant le volet nucléaire, les programmes balistiques de Téhéran et le rôle de l’Iran dans les conflits au Moyen-Orient.

Une spirale de frictions

Le 7 août, Washington rétablit unilatéralement des sanctions économiques : blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, mesures pénalisantes sur les achats dans l’automobile et l’aviation commerciale. Le constructeur allemand Daimler cesse ses activités en Iran. Les Français Renault et PSA mettent fin à leurs activités ou projets de production de voitures en Iran.

Le 20 du même mois, le groupe pétrolier français Total se désengage de ses projets. D’autres grandes entreprises étrangères suivent. Le 5 novembre, les sanctions américaines contre les secteurs pétrolier et financier iraniens entrent en vigueur.

Le 31 janvier 2019, Berlin, Paris et Londres annoncent la création d’un mécanisme de troc, Instex, pour permettre aux entreprises de l’Union européenne de commercer avec l’Iran malgré les sanctions américaines.

L’Instex doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l’Iran de vendre du pétrole et d’importer des produits ou services nécessaires à son économie, mais le système n’a permis aucune transaction à ce jour.

Le 8 avril, Washington place les Gardiens de la Révolution (Pasdaran) sur sa liste noire des «organisations terroristes». En réaction, Téhéran classe les forces américaines déployées du Moyen-Orient à l’Asie centrale comme «groupes terroristes».

Début mai, les Etats-Unis mettent fin aux dérogations qu’ils ont accordées à huit pays (Chine, Corée du Sud, Grèce, Inde, Italie, Japon, Taïwan et Turquie) pour continuer d’acheter du brut iranien sans violer les sanctions extraterritoriales américaines.

Le 8 mai, l’Iran affirme avoir décidé de ne plus respecter deux engagements pris aux termes de l’accord : ceux limitant ses réserves d’uranium enrichi à 300 kg et ses réserves d’eau lourde à 130 tonnes.

Téhéran donne 60 jours aux Etats encore parties à l’accord pour l’aider à contourner les sanctions américaines, faute de quoi il renoncera à d’autres de ses engagements. Le 12 du même mois, quatre navires, dont trois pétroliers, ont été ciblés par des «actes de sabotage» au port de Fujairah, au large des Emirats arabes unis. Washington et Riyad pointent du doigt l’Iran, qui dément. 

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