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Violences de l’été 2020 au Mali : L’imam Dicko demande justice pour les victimes

12 juillet 2021 à 10 h 18 min

L’influent imam malien Mahmoud Dicko – qui a mené la fronde politico-sociale en 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta avant le coup d’Etat d’août – a demandé hier «justice» pour les victimes d’un week-end meurtrier de contestation il y a un an.

«Nous demandons tout simplement la justice», a déclaré l’imam, selon des propos recueillis par l’AFP, devant une assemblée réunie devant sa mosquée du quartier Badalabougou de Bamako, où des forces de l’ordre étaient intervenues contre un rassemblement de fidèles. Au moins 11 personnes ont été tuées, selon le gouvernement, l’opposition parlant de 23 morts.

Les heurts, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2020, au pic de la contestation contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ont également fait 40 blessés parmi les fidèles et une centaine de blessés du côté des forces de l’ordre, selon un bilan officiel. Ces heurts étaient intervenus aux abords de la mosquée de l’imam Dicko, au cœur d’une capitale, d’habitude préservée des violences quasi quotidiennes qui endeuillent une large partie du pays.

Hier après-midi, Mahmoud Dicko était assis entre plusieurs membres du mouvement dit du 5-Juin (M5), collectif hétérogène qui s’était agrégé contre le pouvoir à la mi-2020, et dont un membre est désormais à la tête du gouvernement dominé par les militaires putschistes. Etaient notamment présents un ministre issu du M5, l’imam Oumarou Diarra, à la tête du département de l’Action humanitaire, et un membre de l’organe législatif faisant office de parlement durant la transition, le Conseil national de transition.

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, lui aussi issu du M5 et dont la présence a été annoncée, n’était finalement pas présent. Dans son discours, l’imam Dicko a répété que «l’armée doit rester une armée républicaine au service du peuple et non le contraire». «Le peuple malien ne donnera un chèque en blanc à personne», a-t-il soutenu.

Il faut, à ses dires, «aller droit au but : organisons des élections fiables et crédibles qui honoreront notre pays(…)».

Les militaires, qui ont pris le pouvoir en août 2020 puis démis neuf mois plus tard le Président de transition et son Premier ministre avant de s’arroger le fauteuil présidentiel, ont promis un retour à l’ordre constitutionnel lors d’élections en février 2022.


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