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Il promet d’annexer les colonies de Cisjordanie s’il est élu

L’ignoble surenchère de Netanyahu

08 avril 2019 à 9 h 00 min

Fort du soutien inconditionnel de Washington, Benyamin Netanyahu ne cache plus son opposition à la création d’un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza.

Lors de sa campagne électorale pour les élections législatives, prévues demain, Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien et chef du parti Likoud, a déclaré, samedi, son intention d’imposer la loi israélienne sur les parties de la Cisjordanie occupée où se trouvent des colonies juives, qu’elles soient grandes ou même petites et isolées. «J’appliquerai la souveraineté (israélienne) sans faire de distinction entre les (plus grands) blocs de colonies et les colonies isolées», a-t-il déclaré à la Chaîne 12 de la télévision israélienne.

En un mot, il a parlé d’annexion pure et simple de larges parties de ce territoire occupé, après l’annexion de la Ville Sainte d’Al Qods en 1967 et du plateau du Golan syrien en 1981. Même l’administration Trump a reconnu la souveraineté de l’entité sioniste sur Al Qods et le Golan syrien pour aider Netanyahu à gagner ces élections qui s’annoncent serrées.

La communauté internationale, de son côté, n’a jamais reconnu l’annexion par Israël de territoires arabes occupés en 1967, ni la colonisation dans ces territoires. Elle n’a cependant jamais pris de mesures sérieuses pour dissuader l’Etat hébreu de poursuivre sa politique expansionniste. Avec la reconnaissance de la Ville Sainte d’Al Qods comme capitale d’Israël, et le plateau du Golan comme faisant partie du territoire israélien, l’administration Trump a brisé un consensus international vieux de plusieurs décennies.

D’ailleurs, le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, a estimé que la déclaration de Netanyahu n’était pas «surprenante». «Israël va continuer à violer cyniquement la loi internationale aussi longtemps que la communauté internationale laissera l’Etat hébreu passer outre ses obligations en toute impunité, particulièrement avec le soutien de l’administration Trump», a ajouté Erekat sur Twitter. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a appelé, de son côté, la Cour pénale internationale (CPI) à lancer, rapidement, une enquête officielle sur les crimes continus de la colonisation sur les terres de l’Etat de Palestine avant qu’il ne soit trop tard, puisqu’elle représente un crime, selon le droit international.

Dans un communiqué publié hier, le ministère palestinien a affirmé que «l’intensification de la colonisation aux dépens des terres de l’Etat de Palestine juge ce qui reste de la crédibilité de l’ONU, de ses institutions, de la légitimité internationale et ses résolutions, particulièrement en ce qui concerne l’application de la résolution 2334 du Conseil de sécurité, qui considère la colonisation israélienne comme illégale et qui appelle à son arrêt immédiat».

Trahison et complicité

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a souligné que les projets de colonisation confirment les déclarations des responsables israéliens refusant le retour aux frontières de 1967 et réclamant d’imposer la loi israélienne sur les colonies implantées en Cisjordanie occupée, y compris dans la Ville Sainte d’Al Qods. Dans ce communiqué, la même source a affirmé que les contacts avec toutes les parties internationales se poursuivent afin de mettre un terme à ces projets visant à augmenter le nombre de colons israéliens en Cisjordanie occupée et particulièrement à Al Qods.

Fort du soutien inconditionnel de l’administration américaine actuelle, Benyamin Netanyahu ne cache plus son opposition à la création d’un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza. Il a reconnu la semaine passée que la division palestinienne est un intérêt stratégique pour Israël. Il a dit également que jamais il ne permettra le retour du président Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne dans la bande de Ghaza. Il désire voir un pseudo Etat palestinien dans la bande de Ghaza gouverné par le mouvement Hamas, comme il tient à garder le contrôle de la Cisjordanie qui va être partagée en bantoustans isolés, et ce sont exactement les clauses du plan de paix américain (la transaction du siècle, ndlr) qui sera rendu public après les élections législatives israéliennes.

Dans ce contexte, la direction palestinienne qui est soumise à une énorme pression de la part des Etats-Unis, d’Israël et certains pays de la région, qui désirent normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu, accuse le mouvement Hamas qui contrôle la bande de Ghaza de participer à la transaction du siècle en refusant d’aller à la réconciliation et en acceptant un accord d’accalmie avec l’Etat hébreu, pour créer son émirat islamique dans la bande de Ghaza, sans se soucier de l’avenir de la cause palestinienne. 

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