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Libye : Khalifa Haftar se rapproche d’Israël

03 décembre 2019 à 9 h 03 min

Un site israélien affirme qu’«en réalité, des relations souterraines (entre la Libye et Israël) existent déjà, notamment par le biais du gouvernement d’Al Sissi, en Egypte, ou les services des Emirats arabes unis, grands soutiens du gouvernement Haftar».

Le maréchal Khalifa Haftar semble beaucoup miser sur le soutien présent et futur d’Israël dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Abdelhadi Al Haj, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Benghazi non reconnu par la communauté internationale et rival de celui de Tripoli, a déclaré, à ce propos, dimanche à Maariv, repris par i24news, qu’il espère que la Libye établira des relations normales avec Israël «si le problème palestinien était résolu». Il s’est entretenu avec le journal lors d’une visite à Paris.

Un autre site israélien précise dans la foulée qu’«en réalité, des relations souterraines existent déjà, notamment par le biais du gouvernement d’Al Sissi, en Egypte ou les services des Emirats arabes unis, grands soutiens du gouvernement Haftar». «Ensemble, ils déjouent déjà, et de puis des années, les tentatives de contrebande terroriste, notamment au profit du Hamas palestinien à Ghaza ou du Wilayat de Daech au Sinaï.

La Libye d’Haftar s’attaque aux trafiquants d’armes du Hamas», ajoute la même source. A l’occasion, Al Haj a expliqué que son gouvernement bénéficie, entre autres, du soutien de la Russie, de la France, de l’Egypte, du Royaume-Uni et de l’Arabie Saoudite.

L’ANL bombarde des civils

Malgré tous ces soutiens, l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar, qui a lancé en avril dernier une offensive pour s’emparer de Tripoli, est toujours enlisée aux portes de la capitale libyenne où siège le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. La ligne de front n’a pas bougé depuis des mois. En revanche, les troupes de Benghazi bombardent régulièrement Tripoli, faisant de nombreuses victimes. Au moins cinq civils ont encore été tués dans des raids aériens dans la nuit de dimanche à lundi contre le quartier résidentiel d’Al Swani, situé dans la banlieue de la capitale libyenne.

Selon Amin Al Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé, les missiles utilisés à Al Swani (25 kilomètres au sud de Tripoli) ont causé aussi d’importants dégâts matériels. Le GNA a accusé «des drones émiratis» d’avoir mené les frappes contre une zone résidentielle, tuant des civils, «dont une femme et un enfant, et blessant plus de 10 personnes».

L’Onu accuse aussi certaines puissances étrangères de mener une guerre par procuration depuis l’offensive de Haftar contre Tripoli, ayant causé la mort de 200 civils. Plus de 2000 combattants ont en outre péri et 146 000 Libyens ont été déplacés, avait indiqué samedi l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé.

Paris fait machine arrière

Sur un autre plan, Florence Parly, ministre française des Armées, a décidé de revenir sur sa décision, prise en février 2019 lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, de livrer six embarcations rapides à la Libye pour équiper ses gardes-côtes. Les semi-rigides Silinger de 12 mètres de la gamme «Rafale», acquis par la France pour être offerts au gouvernement libyen, étaient destinés à la «lutte contre l’émigration clandestine et le terrorisme», selon le ministère des Armées.

Ces bateaux devaient normalement être livrés par Sillinger, au printemps 2019, à Toulon, à la Marine nationale qui les aurait ensuite acheminés en direction de la Libye. «Si la cession a été un temps envisagée au bénéficie de la Libye, la ministre a finalement décidé de ne pas livrer les embarcations à cet Etat (…).

La situation en Libye ne permet par de réaliser ce don d’embarcations», souligne le ministère français des Armées dans un mémoire envoyé à la Cour administrative d’appel de Paris, cité par plusieurs journaux. Cette instance avait été saisie, en avril 2019, par huit ONG qui réclamaient la suspension de cette livraison.

Financement libyen : Un autre proche de Sarkozy cité

Thierry Gaubert, un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, aurait touché 440 000 euros en 2006, un virement provenant du régime libyen d’El Gueddafi et ayant transité par un compte appartenant à l’intermédiaire Ziad Takieddine. C’est ce qu’a affirmé dimanche le site Mediapart.

Condamné en mai 2012 à une peine de prison avec sursis pour «détournement de fonds», Thierry Gaubert aurait reçu cette somme le 8 février 2006 sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de Ziad Takieddine. L’argent aurait ensuite été transféré le lendemain sur un compte non identifié.

Or, Rossfield n’aurait été «alimentée que par de l’argent du régime d’El Gueddafi», selon le journal, à hauteur de six millions d’euros en 2006. Thierry Gaubert a affirmé au journal en ligne que «Rossfield n’est pas du tout Ziad Takieddine» et qu’il ne s’agit «pas du tout d’argent libyen». Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime d’El Guedddafi.  A. Z.


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