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Libye : A quoi jouent l’Egypte et Al Jazeera ?

10 juillet 2019 à 8 h 19 min

Les dirigeants africains ont saisi l’opportunité de la tenue, au début de la semaine à Niamey, du sommet extraordinaire de l’Union africaine, pour faire le point sur les principales crises qui frappent le continent.

On apprend ainsi qu’un comité de haut niveau a consacré dimanche une réunion entière à la Libye. Selon plusieurs médias, l’atmosphère n’était pas du tout sereine. La cause ?

Certains pays, parmi lesquels l’Egypte, ont, semble-t-il, tout fait pour que le rendez-vous ne se tienne pas, en raison de leur implication dans la crise. Le président égyptien, Abdelfattah Al Sissi, dont tout le monde sait qu’il soutient le maréchal Khalifa Haftar, n’y a d’ailleurs pas pris part. Il s’est fait remplacer par son ministre des Affaires étrangères. Selon des observateurs sur place, c’est là le «signe que le dossier est très disputé et qu’il est donc caractérisé par des tensions».

On parle à ce propos d’échanges «durs» entre les participants sur la question de l’ingérence. Le premier à avoir dénoncé ces ingérences extérieures est Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union africaine. Il apparaît donc clair, confie une source à RFI, que «Le Caire ne veut pas que l’Union africaine s’occupe de ce dossier». A l’inverse, ajoute la même source, «l’UA et les dirigeants de la région considèrent que la situation en Libye est avant tout un problème africain».

On indique en outre que l’Union africaine devrait en toute logique s’investir davantage dans le dossier. Les dirigeants présents comptent à ce propos soumettre l’idée d’envoyer sur place un émissaire conjoint à l’Union africaine et aux Nations unies. L’UA fait de l’arrêt des combats et de la reprise du dialogue un objectif prioritaire. Il n’y a pas que l’Egypte qui porte un regard intéressé au dossier libyen. Le Qatar y compte aussi des intérêts. A l’instar d’Ankara, Doha ne lésine actuellement pas sur les moyens pour les défendre.

Y compris par le biais de la «désinformation». Les autorités algériennes reprochent en tout cas à Al Jazeera, le bras médiatique du Qatar, d’avoir mis lundi dans la bouche du Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, des propos qu’il n’a pas tenus lors de sa rencontre avec Fathi Bachagha, le ministre libyen de l’Intérieur dans le gouvernement d’union nationale (GNA). Al Jazeera a fait dire à Noureddine Bedoui que «le général à la retraite Khalifa Haftar ne représente rien devant la grandeur et la sacralité de la Libye et son importance régionale et internationale».

Dans quel but ? Faire croire que l’Algérie est contre Haftar et qu’elle est alignée sur les positions du Qatar ? Pour le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif, il n’y a pas de doute possible : «Il ne s’agit de rien d’autre que d’une manipulation abjecte destinée à nuire à l’Algérie.» «Nos positions sur la Libye ne souffrent d’aucune ambiguïté. Elles sont fondées sur le principe de non-ingérence.

Ceux qui les connaissent, insiste-t-il, savent qu’aucun responsable algérien n’aurait pu tenir de tels propos. Il est donc clair que le Premier ministre Bedoui n’a pas émis la déclaration qu’Al Jazeera lui impute.» Et de rappeler que «pour l’Algérie, la solution politique est le seul moyen pouvant permettre de surmonter la crise en Libye, et ce, à travers la redynamisation du dialogue entre les belligérants dans ce pays». Il a mis l’accent, dans ce sens, sur «l’attachement de l’Algérie à l’intégrité territoriale libyenne et son souci de voir ce pays voisin recouvrer sa stabilité», réitérant «le soutien du peuple algérien au peuple libyen».


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