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L’Afrique du Sud a décroché le statut de puissance émergente.

L’exception sud-africaine

31 décembre 2013 à 10 h 00 min

Il a fallu que l’ONU en parle pour que l’on se rappelle du Nepad (Nouveau partenariat économique pour le développement de l’Afrique), initié en 2001, et conçu pour assurer le décollage économique du continent et le sortir du sous-développement.
Un programme africain, disait-on alors au début de la décennie écoulée, alors même que l’ONU appelait à l’éradication de la pauvreté en Afrique, se fixant des échéances.

D’où l’intérêt pour le Nepad à travers son originalité, car il ne s’agissait pas d’une aide, mais d’un programme de développement. Il a d’abord fallu mettre de l’ordre dans les idées et rassembler les approches, en faire une synthèse et se lancer dans une action coordonnée contre le sous-développement. Idée noble et projet fabuleux qui ont nécessité des efforts considérables, mais qu’en est-il après plus d’une décennie de travail ? Car c’est véritablement le temps du bilan.
L’ONU qui en a parlé, se montre pour le moins ambivalente en soulignant que l’Afrique offre «les plus grandes promesses de croissance économique dans le monde».

Des promesses encore et toujours. Plus concrètement, il a été observé qu’entre 2012 et 2013, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne est passée de 5,3% à 5,6%.
Plus globalement, on relève que le Nepad n’a pas réussi à réduire la pauvreté et inverser les courbes du chômage, seuls éléments vérifiables. Mais qu’en est-il d’un point de vue plus général, comme le veut le Nepad ?
En fait remarquera-t-on, cette action n’apparaît plus, sinon de moins en moins, car l’Afrique fait encore et toujours face à des éléments foncièrement défavorables, comme un environnement économique international qui se détériore, et qu’elle-même n’en a pas fini avec les nombreux conflits.

Ce qui n’a pas empêché un pays comme l’Afrique du Sud de décrocher le statut de puissance émergente, et de devenir le cinquième membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Un beau succès, mais comment le définir, ce pays étant justement un des initiateurs du Nepad, et que très normalement, si succès il y a dans ce cadre, il ne pourrait être que global ! Cela s’est-il fait avec ou sans le Nepad, ou encore grâce à lui ? Ou encore devrait-on dire, d’autres Etats africains peuvent-ils accéder à ce statut ?

Pour les autres pays africains en tout cas les signes tardent à se manifester, et les flux migratoires, avec parfois des drames en mer ou dans d’autres contrées, rappellent que la situation n’a pas changé ou si peu.
En termes d’objectifs, et pour inverser cette tendance, l’Afrique doit procurer de l’emploi pour pas moins de 215 millions de jeunes et cela pour les dix prochaines années, mais, et sans que cela en soit l’unique explication, elle dépend de ses partenaires extérieurs, peu pressés d’honorer leurs engagements, comme l’aide au développement, l’allègement de la dette, et le transfert de technologie. Mais comment justement ne plus en dépendre ?
 

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