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Les victimes civiles se comptent par centaines : Israël commet de nouveaux massacres à Ghaza

15 mai 2021 à 10 h 20 min

L’opération militaire israélienne, lancée lundi, s’est poursuivie, jeudi, coïncidant avec le premier jour de l’Aïd El Fitr, et hier dans la bande de Ghaza, où les victimes civiles se comptent désormais par centaines.

Le dernier bilan des pertes humaines publié par le ministère de la Santé à Ghaza – qui à la publication de cet article sera sûrement plus lourd – affirme que 122 citoyens sont tombés en martyrs dans les bombardements israéliens, dont 31 enfants et 20 femmes, et que 900 autres ont été diversement blessés.

A l’aube de journée d’hier, l’aviation de chasse de l’armée d’occupation s’est acharnée sur les localités de Beit Hanoune et de Beit Lahiya ainsi que sur le nord-ouest de la ville de Ghaza. 160 avions, selon des sources militaires israéliennes, ont effectué des dizaines de raids aériens dans cette étroite région dont les habitations et l’infrastructure de base ainsi que les terres agricoles ont subi d’énormes dégâts, en plus des martyrs, des blessés et des familles désormais sans abri.

L’intensité de ces derniers raids, leurs fréquences et les énormes explosions témoignant de la puissance des munitions utilisées ont causé de profonds traumatismes chez les habitants de la région ciblée ainsi que pour tous ceux vivant dans la ville de Ghaza et ses environs. Selon des témoins, ces explosions étaient audibles dans le centre de la bande de ghaza, lointaine d’une vingtaine de kilomètres.

Personne ne pouvait dormir et une grande peur s’est installée dans les maisons des citoyens, pas seulement chez les femmes et les enfants. Personne ne savait exactement comment allait évoluer cette situation à laquelle la population n’est pas habituée, malgré les 3 précédentes guerres, vécues en l’espace de moins d’une douzaine d’années.

Profonds traumatismes

Il faut noter que l’artillerie et la marine de guerre de l’occupation ont participé aux bombardements de la région citée. Le reste de toute la partie Est de l’enclave palestinienne, proche de la frontière avec l’entité sioniste, avait subi des bombardements de l’artillerie israélienne, durant de longues heures.

Malgré toutes ces frappes et les drones (avions espions sans pilote), qui ne quittent pas le ciel ghazaoui, la résistance palestinienne a réussi à tirer des centaines de roquettes et de missiles sur différentes villes israéliennes, comme Tel-Aviv, Ashqelon, Yafa, Haïfa et autres obligeant des millions d’Israéliens à vivre dans les abris. Il est évident que la résistance palestinienne utilise de nouvelles tactiques permettant aux roquettes et missiles d’éviter le système israélien de défense antimissiles baptisé «dôme de fer», dont était fier l’entité sioniste.

A cause de l’incapacité du dôme de fer d’intercepter tous les missiles de la résistance, en plus des dégâts matériels importants, les roquettes et les missiles palestiniens ont fait 9 morts et des dizaines de blessés parmi les Israéliens, depuis lundi. La dernière surprise de la résistance a été l’utilisation, jeudi, et vendredi, de plusieurs drones fabriqués localement et portant une charge explosive pesant 5 kg, contre certains sites dans l’entité sioniste, dont une usine de produits chimiques à Ashkol et une plateforme d’extraction de gaz dans la mer Méditerranée au nord des côtes ghazaouies.

L’analyse des sites ciblés jusqu’à maintenant dans la bande de Ghaza, plus de 500 maisons, 3 immeubles de 12 étages et plus, des routes, des branches d’une banque «Al intaj Al islami», proche du Hamas, des sites gouvernementaux, des postes de police en plus des positions de la résistance, indique de façon claire qu’Israël vise non seulement de porter atteinte aux capacités militaires du Hamas et du Djihad islamique, mais également de créer une crise financière et humanitaire dont les premiers reflets sont ces dizaines de familles ayant pris refuge dans plusieurs écoles de l’Unrwa dans la ville de Ghaza. Israël espère que cette crise humanitaire incitera les factions palestiniennes armées à mettre un terme aux attaques contre l’Etat hébreu et accepter un cessez-le-feu selon ses conditions.

Intifadha dans les villes israéliennes mixtes

La répression israélienne dans la ville sainte d’Al Qods, particulièrement dans le quartier de cheikh Jarrah et dans la vieille ville, ainsi que les massacres commis par l’armée israélienne dans la bande de Ghaza ont poussé les Palestiniens à se révolter. Israël fait face aujourd’hui à une véritable intifadha populaire.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahu et son gouvernement transitoire ne s’attendaient sûrement pas à une telle réaction, lorsqu’ils ont donné le feu vert aux colons extrémistes et aux forces israéliennes de s’attaquer aux habitants de la ville d’Al Qods pour y créer de nouveaux faits accomplis, que ce soit au quartier de cheikh Jarrah, dont plusieurs familles sont menacées d’expulsion, ou dans la mosquée d’Al Aqsa, dans le cadre de la judaïsation de la ville sainte et aux massacres commis dans la bande de Ghaza.

Quatre jeunes Palestiniens ont été froidement abattus, hier, près d’un barrage militaire proche de Ramallah, un près de Toulkarem et deux autres à Salfit dans des heurts entre des soldats israéliens et des milliers de jeunes dans différentes villes et localités de la Cisjordanie occupée, rappelant les moments forts de l’intifadha d’Al Aqsa lancée en septembre 2000.

Des centaines de citoyens ont été blessés ou arrêtés dans ces heurts violents, avec les soldats d’occupation, à Al Qods, Ramallah, Naplouse, Salfit, Jenine, Al Khalil, et autres, au cours desquels les forces d’occupation ont utilisé des balles réelles, des balles en caoutchouc, des bombes lacrymogènes toxiques et des eaux usées.

Cette intifadha, qui n’en est qu’à ses débuts, s’est propagée depuis lundi à toutes les villes israéliennes mixtes. Les heurts entre les citoyens d’origine palestinienne et les citoyens israéliens extrémistes soutenus par les forces de l’ordre, dans ces villes sont si violents et la situation devient de plus en plus incontrôlable, au point que certains observateurs pensent qu’Israël pourrait arrêter son opération à Ghaza pour concentrer ses efforts à éteindre la «rébellion interne».

La situation est tellement grave dans ces villes comme Lod, Haïfa, Jaffa, Acre, Oum El Fahm et autres, qu’elle a poussé le ministre israélien de la Guerre, Benny Gantz, à demander aux dirigeants de Facebook et de TikTok de supprimer les contenus incitant, selon lui, à la violence et au terrorisme. «Ce sont des mesures qui empêcheront directement la violence qui est intentionnellement attisée par les réseaux sociaux par des éléments extrémistes qui cherchent à faire des dégâts dans notre pays.

Nous sommes dans un moment d’urgence sociale, et nous attendons votre aide», a déclaré, dans un communiqué, Benny Gantz, qui occupe également le poste de ministre de la Justice.

Ghaza
De notre correspondant  Farès Chahine


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