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Alors que Guterres veut désigner un pro-marocain en tant qu’envoyé spécial au Sahara Occidental : Les Sahraouis poursuivent leurs attaques contre les positions des forces marocaines

27 décembre 2020 à 10 h 38 min

Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) continuent de mener des attaques contre des positions de l’armée de l’occupation marocaine le long du mur de la honte, qui partage le Sahara occidental en deux.

Le ministère de la Défense sahraouie a précisé à ce propos vendredi, dans son communiqué militaire n°43, que «l’armée sahraouie a ciblé des positions de l’armée d’occupation dans les zones d’Adhim Oum El Djeloud dans le secteur Aoussard et dans la zone de Kelb Adlim dans le secteur Tachla».

Les attaques de l’APLS ont également touché les positions de l’occupant dans la région de Tenyalik, dans le secteur Al Bikari. «Vendredi, les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie ont bombardé les bases des soldats d’occupation dans les zones de Ros El Ferarin dans le secteur Es-Smara et à Tandekma dans le secteur El Bikari», a indiqué la même source. Le ministère de la Défense sahraouie a souligné que les «attaques des combattants de l’Armée populaire de libération sahraouie ont continué de cibler les sites des soldats d’occupation, qui ont subi davantage de pertes en vies humaines et en matériel le long du mur de le honte».

Pertes marocaines

Au plan diplomatique, la délégation allemande à l’ONU a mis en garde contre la partialité des Etats-Unis, porte-plume des résolutions sur le Sahara occidental, après la décision du président sortant, Donald Trump, de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur ce territoire. «Être porte-plume vient avec de la responsabilité. Cela s’accompagne d’un engagement fort pour résoudre un problème, il faut être juste, il faut être impartial, il faut avoir à l’esprit l’intérêt légitime de toutes les parties et il faut agir dans le cadre du droit international», a déclaré l’ambassadeur allemand à l’ONU, Christoph Heusgen.

Il a révélé que son pays «reste profondément attaché à une solution politique qui soit réellement dans l’intérêt de tous» et que «toute la région en profiterait».

Le 10 décembre courant, le président américain sortant, Donald Trump, a annoncé sa reconnaissance de la prétendue «souveraineté marocaine» sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Une déclaration qui a suscité des réactions de condamnation à travers le monde, mais aussi au sein même du parti auquel appartient Donald Trump.

L’annonce faite par Trump a été critiquée en raison du fait qu’elle va à contresens du droit international et des positions des Nations unies et d’autres organisations internationales, considérant le Sahara occidental comme un territoire occupé illégalement par le régime marocain.

Cette prise de position contredit aussi la politique adoptée par les États-Unis en ce qui concerne le Sahara occidental et qui consiste à soutenir l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le jeu trouble de Guterres

A ce propos, le New York Times, se basant sur des sources diplomatiques, a expliqué, dans son édition de mardi, que la décision de Trump pourrait être annulée par l’administration Biden qui prendra les commandes de la Maison-Blanche à partir du 20 janvier prochain.

Une annulation qui pourrait être expliquée par le fait que la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental soit contraire à l’un des principes fondateurs des États-Unis, à savoir le soutien du droit à l’autodétermination.

Par ailleurs, les États-Unis, en tant que porte-plume des résolutions sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité, ne peuvent prendre parti en faveur d’une partie au conflit, d’où le rappel à l’ordre, diplomatique, émis par Christoph Heusgen.

Le diplomate allemand a insisté, par ailleurs, sur l’importance d’accélérer la nomination d’un envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, afin de contribuer à la reprise du processus politique, à l’arrêt depuis la démission de l’ancien émissaire, Horst Köhler, en mai 2019.

La sortie de l’ambassadeur allemand à l’ONU, Christoph Heusgen, intervient à un moment où des rumeurs insistantes à New York prêtent l’intention au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de nommer l’ancien Premier ministre roumain Petre Roman en qualité de nouvel envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental.

Cette nouvelle a scandalisé de nombreux diplomates qui estiment qu’il serait dangereux de nommer Petre Roman à un tel poste en raison du fait qu’il est connu pour être «un partisan farouche de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc».

Petre Roman, qui a été également ministre des Affaires étrangères de Roumanie, a d’ailleurs participé, précise-t-on, à de nombreuses reprises à des événements organisés par le makhzen dans les territoires sahraouis occupés. Sa grande proximité avec le makhzen, estiment des spécialistes du conflit du Sahara occidental, le disqualifie normalement pour tout poste ayant un rapport avec le dossier sahraoui ou le Maghreb.


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