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Deuxième conférence de Berlin sur la Libye : Les «mercenaires» pourraient se retirer prochainement, selon Tripoli

24 juin 2021 à 10 h 20 min

Peu avant l’ouverture du sommet, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a demandé le retrait de Libye des troupes étrangères.

Les «mercenaires» étrangers présents en Libye pourraient quitter prochainement le pays après des «progrès» dans les pourparlers de paix. C’est ce qu’a déclaré hier la ministre des Affaires étrangères libyenne, Najla Al Mangoush, après une réunion internationale à Berlin sur la Libye, selon des propos recueillis par l’AFP.

«Nous avons fait des progrès en ce qui concerne les mercenaires et nous espérons que dans les jours à venir, ils se seront retirés des deux côtés et je pense que cela sera encourageant et renforcera la confiance de part et d’autre», a déclaré, lors d’une conférence de presse, la cheffe de la diplomatie libyenne.

«Toutes les forces étrangères et les mercenaires doivent être retirés de la Libye sans délai, et le secteur de la sécurité doit être réformé et placé clairement sous une autorité et un contrôle civils unifiés», est-il recommandé dans le texte de conclusions de la réunion internationale sur la Libye, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Ce document a relevé que la Turquie, un des pays présents militairement en Libye, a introduit à ce sujet «une réserve», sans plus de précisions.

En décembre, l’Onu estimait à quelque 20 000 le nombre de mercenaires et combattants étrangers en Libye. Des troupes militaires turques sont aussi présentes en vertu d’un accord bilatéral conclu avec le précédent gouvernement de Tripoli.

Les participants à cette conférence sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu ainsi que l’Italie, la Turquie, les Emirats arabes unis, l’Union européenne (UE) et les Nations unies, déjà présents lors de la première conférence organisée toujours à Berlin, en janvier 2020. Ils sont rejoints cette fois par des membres du Gouvernement libyen d’union nationale récemment formé.

La rencontre est consacrée aux préparatifs des élections prévues en décembre prochain, ainsi que la présence des troupes étrangères et des mercenaires.

Peu avant l’ouverture du sommet, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a demandé le retrait de Libye des troupes étrangères. «L’accord de cessez-le-feu du 23 octobre doit être pleinement mis en œuvre, y compris par le retrait de toutes les forces étrangères de Libye», a déclaré Antony Blinken lors d’une conférence de presse commune avec son homologue allemand, Heiko Maas.

«Nous partageons (avec l’Allemagne) l’objectif d’une Libye souveraine, stable, unifiée et sûre, libre de toute ingérence étrangère, c’est ce que le peuple mérite, et c’est essentiel pour la sécurité régionale», a-t-il soutenu.

Le processus pour la stabilité

Depuis octobre 2020, un cessez-le-feu est observé entre le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) basé à Tripoli, à l’ouest, reconnu par l’Onu et le cabinet parallèle à la Cyrénaïque (Est) appuyant l’Armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

Le 13 novembre, l’Onu a annoncé que des délégués libyens réunis en Tunisie sont parvenus à un accord prévoyant «des élections nationales» le 24 décembre 2021.

Le 20 janvier 2021, les participants au dialogue politique, réunis en Egypte, conviennent de l’organisation d’un référendum sur la Constitution avant les élections.

Le 5 février, 75 délégués libyens réunis sous l’égide de l’ONU en Suisse désignent l’homme d’affaires Abdelhamid Dbeibah comme Premier ministre de transition jusqu’au scrutin de décembre, au côté d’un Conseil présidentiel de trois membres. Le maréchal Haftar promet le soutien de ses forces au processus de paix.

Cependant, en mai, l’envoyé des Nations unies pour la Libye, Jan Kubis, a reconnu que les progrès concernant l’unification des institutions divisées et le retrait des forces étrangères sont au «point mort».

Dans la nuit du 7 au 8 mai, des dizaines d’hommes armés ont fait irruption dans un hôtel de Tripoli servant de QG au Conseil présidentiel pour protester contre l’appel de la ministre des Affaires étrangères, Mme Najla Al Mangoush, au retrait des troupes turques.

Dans un entretien accordé à l’AFP, l’ancien ministre de l’Intérieur libyen, Fathi Bachagha, a mis en demeure, le 2 juin, le gouvernement de ne pas retarder la tenue de la présidentielle.

«Il est clair que le gouvernement actuel préférerait ne pas avoir d’élections», a-t-il déclaré. «Mais c’est un engagement qui doit être mené à terme», a-t-il souligné.


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