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Les Émirats et Bahreïn normalisent avec Israël : Journée de colère en Palestine occupée

16 septembre 2020 à 11 h 00 min

Le 15 septembre 2020 est un jour «sombre» pour le peuple palestinien. C’est le qualificatif donné par le Premier ministre palestinien, Mohamed Shtayyeh, à cette date de la signature des accords de normalisation entre Israël et deux pays membres de la Ligue arabe, en l’occurrence les Emirats arabes unis et le royaume du Bahreïn.

Considérée par les Palestiniens comme une «trahison» de la cause palestinienne, cette signature s’est faite sous l’égide du président américain, Donald Trump, dans la Maison-Blanche. Répondant à l’appel lancé, lundi, par le commandement national unifié de la résistance populaire qui comprend des représentants de toutes les factions palestiniennes, des manifestations et des rassemblements populaires ont commencé, hier, à la mi-journée dans les villes principales, certains villages et camps de réfugiés en Palestine occupée. Des milliers de citoyens ont participé à ces activités populaires, malgré les conditions spéciales régnant dans les Territoires palestiniens occupés en cette période de pandémie de Covid-19.

Sur instruction du commandement national unifié, les manifestants ne portaient que le drapeau palestinien, le symbole de l’unité du peuple palestinien. Les manifestants scandaient des slogans appelant à l’unité et la fin de la division. Ils dénonçaient également les accords de normalisation et scandaient leur attachement à la Palestine et la ville sainte d’Al Qods. Il y avait également des appels à une intifadha populaire générale et à des affrontements avec les soldats de l’occupation israélienne au niveau des barrages militaires qui se trouvent aux abords des villes et des villages palestiniens. Des milliers de citoyens des deux sexes et de tout âge participent à cette journée de colère et de refus de la normalisation avec l’Etat hébreu en ce jour du 15 septembre.

Trump parrain de la normalisation

Dans ce même cadre, de la journée de colère contre la normalisation de pays arabes avec l’entité sioniste sans aucune contrepartie en faveur de la cause palestinienne, une cinquantaine d’institutions américaines, palestiniennes, arabes et islamiques organisaient un rassemblement face à la Maison-Blanche. C’est le président américain en personne qui a annoncé, le 13 août passé, un accord de normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël. Annonce qui n’était pas vraiment surprenante pour les Palestiniens, ni pour les observateurs qui s’intéressent au conflit israélo-palestinien, pour lesquels les relations existaient depuis des années et Trump n’a fait que les officialiser. Cet accord «historique» n’est que le début d’une série du genre avait promis le président américain.

C’est donc sans surprise qu’il a annoncé, vendredi 11 septembre, que le royaume du Bahreïn s’est joint au processus de normalisation des relations avec Israël. Après son échec auprès des Palestiniens qui ont refusé son soi-disant plan de paix baptisé «la transaction du siècle», reniant les droits légitimes du peuple palestinien, particulièrement celui de créer son Etat indépendant sur les frontières de 1967 avec Al Qods (Jérusalem-Est) comme capitale, le président Trump a décidé de faire pression sur eux en les privant de leurs soutiens habituels dans le monde arabe.

Le plan a commencé avec les Emirats arabes unis et le royaume du Bahreïn, mais ne devrait pas s’arrêter là. D’autres pays vont suivre prochainement. Des pays comme le sultanat d’Oman, le Maroc, la Mauritanie et même l’Arabie Saoudite sont évoqués. Ainsi, les Palestiniens seront isolés et n’auront d’autre choix que d’accepter ce qu’il leur propose, même si cela ne satisfait pas leurs revendications, pense le président américain.

Si la présidence palestinienne a affirmé le jour de la signature des accords de normalisation à la Maison-Blanche que la ville sainte d’Al Qods n’est pas à «vendre» et qu’elle refuse le plan de «paix» américain, le président Trump a déclaré, à Fox News, que les Palestiniens seront forcé de venir à la table des négociations, lorsqu’ils verront tous leurs soutiens normaliser leurs relations avec Israël. Nullement intéressé par une paix juste au Moyen-Orient, comme il est connu pour être un homme d’affaires habile, Trump semble faire de ce processus de normalisation arabo-israélien son cheval de Troie pour un deuxième mandat à la présidentielle du mois de novembre prochain.

 

Ghaza
De notre correspondant Farès Chahine



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