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INITIE PAR LE PRÉSIDENT AMERICAIN JOE BIDEN

Le «sommet pour la démocratie» irrite Moscou et Pékin

25 novembre 2021 à 10 h 00 min

Le président américain Joe Biden s’est attiré hier l’ire de la Russie et de la Chine qui ne figurent pas parmi les quelque 110 pays et territoires invités à son «sommet» virtuel «pour la démocratie» qui se tiendra les 8 et 9 décembre, rapporte l’AFP.

La liste des pays participants à cette rencontre a été dévoilée mardi sur le site du département d’État américain. Une rencontre, en personne, se tiendra un an plus tard. «Les Etats-Unis préfèrent créer de nouvelles lignes de division, diviser les pays en bons, selon eux, et mauvais, selon eux», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point de presse téléphonique.

Pékin a fait part de sa «ferme opposition» à l’invitation de Taïwan à ce sommet virtuel. «Taïwan n’a pas d’autre statut en droit international que celui de partie intégrante de la Chine», a déclaré devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

En parallèle, les autorités de l’île au cœur de la rivalité Pékin-Washington ont remercié le président américain pour sa décision de convier Taïwan. «Grâce à ce sommet, Taïwan pourra partager son expérience de réussite démocratique», a déclaré à la presse Xavier Chang, porte-parole du bureau de la Présidence.

L’Empire du Milieu considère Taïwan comme l’une de ses provinces bien qu’il ne contrôle pas l’île.
Le président américain ne l’a pas caché depuis son arrivée à la Maison Blanche, en janvier : le combat entre les démocraties et les «autocraties», incarnées à ses yeux par la Chine et la Russie.

Selon la liste mise en ligne mardi sur le site du département d’Etat américain, l’Inde, qualifiée de «plus grande démocratie du monde», sera présente malgré les critiques fréquentes des défenseurs des droits de l’homme à l’endroit de son Premier ministre, Narendra Modi.

Tout comme le Pakistan, en dépit de relations en dents de scie avec Washington. La Turquie, alliée de Washington au sein de l’ Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) mais dont le président Recep Tayyip Erdogan a, par le passé, été qualifié d’«autocrate» par Joe Biden, ne figure pas non plus parmi les pays participants. Au Moyen-Orient, seuls Israël et l’Irak ont été conviés. Les alliés arabes traditionnels des Etats-Unis que sont l’Egypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar ou les Emirats arabes unis sont absents. Joe Biden a aussi invité le Brésil, pourtant dirigé par le président d’extrême droite très controversé, Jair Bolsonaro. En Europe, la Pologne est représentée, malgré les tensions récurrentes avec Bruxelles au sujet du respect de l’Etat de droit, mais la Hongrie du Premier ministre Viktor Orban ne l’est pas.

Côté africain, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Liberia, le Nigeria et le Niger, entre autres, font partie des pays invités.


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