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Situation sécuritaire au Mali

Le rapport inquiétant de l’ONU

10 janvier 2019 à 11 h 03 min

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, avertit que la présence limitée de l’autorité de l’Etat dans certaines parties du centre et du nord du Mali a continué à laisser la voie libre aux groupes extrémistes violents, qui ont pu y étendre leur influence.

Dans son dernier rapport sur la situation politique et sécuritaire au Mali, rendu public le 7 janvier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ne cache pas son inquiétude concernant la situation sécuritaire qui prévaut dans ce pays, faisant pourtant l’objet d’un intérêt particulier de la part de la communauté internationale depuis plusieurs années. Il prévient sans ambages que non seulement les groupes terroristes n’ont pas disparu, mais qu’ils parviennent à reconquérir certaines régions considérées jusque-là comme pacifiées.

«La situation en matière de sécurité est restée très préoccupante (…) et a été marquée par plusieurs attaques complexes perpétrées par des groupes extrémistes violents dans les régions du Centre et du Nord», souligne M. Guterres dans le chapitre 3 de son rapport, dans lequel il décrit les «principaux faits nouveaux en matière de sécurité» survenus au Mali en 2018.

Antonio Guterres accuse en premier lieu le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par Iyad Ag Ghali, et l’Etat islamique du Grand Sahara, affilié à Daech, d’avoir été derrière les attaques ayant ciblé la Minusma, les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, en particulier dans les régions de Tombouctou et de Mopti. La même source relève en outre que «le nombre d’actes d’intimidation, d’enlèvements et d’assassinats ayant ciblé des civils et des membres de groupes armés signataires ont augmenté, surtout dans le centre du pays (…)».

Rien que pour l’année 2018, M. Guterres recense 192 attaques à l’engin explosif improvisé, alors que, fait-il remarquer, il n’y en avait eu que 124 en 2017. Les groupes armés auraient, indique-t-il, mené 64 attaques, dont 35 contre les forces de défense et de sécurité maliennes, 7 contre la Minusma, 2 contre des sous-traitants de la Mission, 16 contre les groupes armés signataires et 1 contre les soldats de l’opération «Barkhane».

Les localités les plus touchées, précise-t-il, ont été les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Ségou et Kayes. «Depuis mon dernier rapport en date, deux soldats de la paix ont été tués et 42 blessés, alors qu’il n’y avait eu aucun mort et seulement 11 blessés au cours de la période précédente. Lors d’une attaque perpétrée à Gao le 12 novembre, 3 sous-traitants de la Minusma ont trouvé la mort et 9 ont été blessés ; 3 civils ont été tués et au moins 30 blessés, dont 12 enfants et 6 femmes», relève avec dépit le secrétaire général de l’ONU, qui précise que les forces maliennes ont été la cible privilégiée des attaques asymétriques.

Les terroristes recrutent

Le responsable de l’ONU mentionne par ailleurs que 5 membres des groupes armés signataires ont été tués dans la région de Ménaka lors d’une série d’affrontements opposant les groupes armés signataires et l’Etat islamique du Grand Sahara. En plus de la menace terroriste, le secrétaire général de l’ONU attire également l’attention sur les violences causées par les conflits intercommunautaires dans lesquels sombre dangereusement le Mali.

Tous ces bilans alarmants ne vont pas sans poser la question de l’efficacité de la stratégie de lutte contre le terrorisme, suivie autant par le Mali que par ses partenaires internationaux, à commencer l’ONU qui dispose dans ce pays d’une force de 11 200 soldats.

Antonio Gueterres avertit à ce propos que «la présence limitée de l’autorité de l’Etat dans certaines parties du centre et du nord du Mali a continué à laisser la voie libre aux groupes extrémistes violents, qui ont pu y étendre leur influence».

Dans la région de Mopti, mentionne-t-il à titre d’exemple, «les groupes armés extrémistes et violents limitent l’accès à la commune de Togueré-Coumbé depuis la mi-octobre, empêchant le ravitaillement de la population». Pis encore, ajoute-t-il, ces groupes terroristes continuent à recruter à tour de bras. Le plus inquiétant c’est que le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali n’avance pas beaucoup.


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