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Alors que les démocrates exigent son départ : Le président Donald Trump se rend au Texas

13 janvier 2021 à 10 h 35 min

Menacé d’une procédure d’«impeachment» (procédure de destitution) par les démocrates, le président américain Donald Trump s’est rendu hier à Alamo, dans le sud du Texas pour louer sa politique d’immigration et la construction du mur frontalier avec le Mexique.

Quelques instants avant son départ, il a qualifié la procédure d’«impeachment» sur le point d’être lancée contre lui par les démocrates de «totalement ridicule», selon des propos recueillis par l’AFP. Une telle démarche pourrait provoquer «une immense colère» chez ses partisans. Il a indiqué que son discours prononcé juste avant l’invasion du Congrès le 6 janvier par ses adeptes est «tout à fait convenable». Le locataire de la Maison-Blanche a ajouté qu’il ne souhaitait «pas de violences» dans un pays en proie à de vives tensions. Il a par ailleurs estimé que les réseaux sociaux tels que Twitter qui ont suspendu son compte font «une erreur catastrophique».

Lundi soir, le président sortant et son vice-président Mike Pence se sont rencontrés dans le bureau ovale. Il s’agit du premier entretien entre les deux hommes depuis leur désaccord et les violences de mercredi au Capitole. Lors de cette entrevue, ils «se sont engagés à poursuivre leur travail pour le pays jusqu’à la fin de leur mandat», a indiqué un responsable américain sous le couvert d’anonymat. Ainsi, Donald Trump n’a pas l’intention de démissionner avant la fin de son mandat, le 20 janvier, date à laquelle le président élu Joe Biden prendra ses fonctions.

De son côté, le vice-président n’a pas l’intention de le démettre de ses fonctions en invoquant, comme le réclament les démocrates, le 25e amendement de la Constitution américaine. Selon le même responsable, le président et son vice-président «ont réitéré que ceux qui avaient enfreint la loi et envahi le Capitole ne représentent pas le mouvement America First soutenu par 75 millions d’Américains».

Malgré les pressions de Trump, Mike Pence a annoncé dans une lettre qu’il ne s’opposerait pas devant le Congrès à la validation des résultats de l’élection présidentielle, déclenchant l’ire du Président et de ses partisans. «Mike Pence n’a pas eu le courage de faire ce qu’il aurait dû faire pour protéger notre pays et notre Constitution», a tweeté Donald Trump, alors qu’une partie de ses partisans envahissait le Capitole, provoquant la mort de cinq personnes. Le Président reste menacé d’une sanction qui laminerait son avenir politique. Il pourrait en effet devenir le premier président américain à être deux fois mis en accusation au Congrès («impeached») dans une procédure de destitution.

Incertitude

La Chambre examinera l’acte d’accusation aujourd’hui et devrait voter ce même jour. Soutenu par un grand nombre de démocrates, et avec le soutien possible de républicains, il devrait être facilement adopté. Ce vote marquera l’ouverture formelle de la deuxième procédure de destitution contre le président américain. Mais le doute demeure sur le déroulement et l’issue du procès, qui devra ensuite avoir lieu au Sénat à majorité républicaine.

Les démocrates prendront le contrôle de la Chambre haute le 20 janvier, mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaires à sa condamnation. Un procès risquerait en outre d’entraver l’action législative des démocrates au début de la présidence Biden. En parallèle, les démocrates veulent approuver une résolution appelant le vice-président Mike Pence à démettre le Président de ses fonctions. Tant qu’ils ne l’écarteront pas du pouvoir, la «complicité» des républicains avec Donald Trump mettra «en danger l’Amérique», a déclaré lundi la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.

Accusant le locataire de la Maison-Blanche d’avoir «incité à une insurrection meurtrière», elle a réitéré son ultimatum à Mike Pence de répondre «sous 24 heures» à la Chambre, après l’adoption de cette résolution. Selon l’acte d’accusation des démocrates, Donald Trump a encouragé ses partisans à marcher mercredi dernier sur le Capitole, où Mike Pence, conformément à la Constitution, annonçait solennellement les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre.

Une victoire de Joe Biden que Donald Trump n’a jamais voulu accepter. Le Président sortant «a incité les violences» et «a gravement mis en danger la sécurité des Etats-Unis», est-il écrit dans l’acte d’accusation. Avec «sa conduite», il «a démontré qu’il continuera à constituer une menace à la sécurité nationale, la démocratie et la Constitution s’il est autorisé à rester en fonction», poursuivent ses rédacteurs. Joe Biden reste prudent.

La décision sur l’ «impeachment» revient au Congrès, a-t-il observé. Le Président est isolé et évincé de Twitter et des autres grands réseaux sociaux, qui veulent éviter de nouvelles incitations à la violence. Plusieurs membres de son cabinet et responsables à la Maison-Blanche ont démissionné depuis les violences de mercredi. Dernier en date lundi : le ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Chad Wolf. Il n’a pas expliqué son départ, mais a qualifié la semaine dernière l’invasion du Capitole de «tragique».

Au pouvoir depuis 2017, Donald Trump a déjà été visé au Congrès par une première procédure de destitution, ouverte par la même Nancy Pelosi fin 2019, sous l’accusation d’avoir demandé à un pays étranger, l’Ukraine, d’enquêter sur son rival Joe Biden. Il a été acquitté au Sénat, à majorité républicaine, début 2020.


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