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lundi, 15 août, 2022
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Le monde en bref

27 décembre 2021 à 10 h 16 min

– La présidentielle reportée en Libye

Après plusieurs jours de faux suspense, les autorités libyennes ont confirmé le 22 décembre 2021 que l’élection présidentielle prévue le 24 décembre 2021 n’aurait pas lieu, l’Autorité électorale proposant de reporter d’un mois cette échéance cruciale dans le processus de transition censé sortir ce pays d’Afrique du Nord du chaos post-Kadhafi. Moins de 48 heures avant le jour J, une commission du Parlement chargée du suivi du scrutin a conclu à l’«impossibilité» de le tenir à la date prévue, pourtant fixée il y a plus d’un an. Ses conclusions ont été rendues publiques alors qu’une annonce du report du scrutin était attendue depuis plusieurs jours, sur fond de désaccords insurmontables entre camps rivaux au sujet d’une élection que devaient disputer plusieurs candidats clivants, aux penchants autoritaires, ou soupçonnés de corruption.

– L’armée contrarie le processus de transition au Soudan

 Les Soudanais ont fêté la semaine dernière le troisième anniversaire du début de la révolte qui avait entraîné la chute de l’ex-président Omar el-Bachir en avril 2019 en organisant d’importantes manifestations dans les rues de Khartoum. Le processus de transition démocratique qui a suivi le départ de l’ancien président soudanais a été interrompu en octobre 2021 avec notamment l’arrestation, par l’armée, du Premier ministre Abdallah Hamdok, l’annonce de l’état d’urgence et la dissolution du gouvernement et du Conseil de souveraineté par le président du Conseil de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Début novembre, des efforts de «médiation» ont eu lieu au Soudan et à l’étranger pour une «possible sortie» de crise, et plusieurs pays ont lancé un appel commun à la «restauration immédiate» du gouvernement civil. Face à ces appels et pour apaiser les tensions, al-Burhane a rétabli Hamdok à son poste, promettant une transition vers un Etat civil et des élections libres pour juillet 2023. Mais cela n’a pas calmé la colère de la population qui veut que les militaires retournent dans leurs casernes.

– Le Maroc trahit les Palestiniens

Le 22 décembre 2021 a marqué le 1er anniversaire de la signature de l’accord de normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste qui va mettre en danger la stabilité de toute la région et constitue un «coup de poignard» à la cause palestinienne.

La trahison du régime du Makhzen a commencé par un tweet de l’ancien président américain Donald Trump, dans lequel il a annoncé la reconnaissance de la prétendue «souveraineté» du Maroc sur le Sahara occidental et l’ouverture d’un consulat dans la ville sahraouie occupée de Dakhla, en échange de la normalisation des relations entre Rabat et l’entité sioniste. Un tweet qui a été suivi d’une annonce officielle du régime marocain, pourtant conscient du fait que troquer la cause palestinienne pour perpétuer son occupation du Sahara occidental est inutile face à la volonté des peuples de combattre la tyrannie.

Pour la première fois de l’histoire de la normalisation avec les pays arabes, le régime du Makhzen a également signé un accord de coopération sécuritaire et militaire avec l’entité sioniste, à l’issue de la visite au Maroc du ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, en novembre 2021.

– Le Liban s’enfonce dans la crise

Le gouverneur de la Banque centrale du Liban a estimé que le Liban avait besoin de 12 à 15 milliards de dollars pour relancer son économie, qui s’effondre depuis plus de deux ans.

Le Liban traverse depuis 2019 une crise économique sans précédent, qualifiée par la Banque mondiale d’une des pires dans l’histoire du monde depuis 1850. Conséquence de cette dépression : le salaire minimum ne dépasse pas les 25 dollars sur le marché noir, et quatre Libanais sur cinq sont considérés comme pauvres, selon l’ONU.

Le gouvernement libanais a repris en novembre les discussions avec le FMI, mais n’a pas encore entamé les réformes demandées par la communauté internationale pour venir en aide au Liban. Lourdement endetté, le Liban a annoncé en mars 2020 le premier défaut de paiement de son histoire. Depuis, les réserves obligatoires en devises étrangères du Liban ont chuté à 12,5 milliards de dollars, une baisse de plus de 50% depuis le début de la crise économique en 2019.


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