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mardi, 22 juin, 2021
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Le jeu des Émirats arabes unis

17 mars 2021 à 10 h 05 min

Le conflit syrien implique des acteurs régionaux et les grandes puissances : Etats-unis, France, Russie, Iran, Qatar, Israël, Turquie, entre autres. A ces pays, s’ajoutent les Emirats arabes unis (EAU).

Fin 2018, les Emirats ont rouvert leur ambassade à Damas. Ils plaident depuis pour une réintégration de la Syrie au sein de la Ligue arabe. En mars 2020, le prince héritier émirati, Mohammed Ben Zayed, a révélé via un twitter une conversation téléphonique avec le président syrien, Bachar Al Assad, la première depuis la rupture des relations diplomatiques entre Abou Dhabi et Damas en 2012. Sachant que le Congrès américain a adopté le 20 décembre 2019 la loi César entrée en vigueur le 1er juin, qui impose des sanctions à toute institution ou personne faisant affaire avec Damas. Ces pressions n’ont pas eu d’effet sur Abou Dhabi. Le 3 décembre 2019, alors que la loi était en discussion, le chargé d’affaires émirati à Damas, Abdul Hakim Al Nuaimi, s’est félicité de «la solidité des liens entre les deux pays».

Abou Dhabi a soutenu la révolte syrienne, d’autant que Damas est un allié de l’Iran, rival des monarchies du Golfe. En 2014, le département américain du Trésor a annoncé l’inscription de la compagnie pétrolière émiratie Pangates International Corporation sur sa liste des entités sanctionnées. Il a indiqué que l’entreprise basée dans l’émirat de Sharjah est soupçonnée d’avoir livré du carburant à l’aviation militaire syrienne, alors que Damas est placé sous un régime de sanctions renforcées par l’Union européenne et les Etats-Unis depuis 2011.

En été 2018, le ministre des Affaires étrangères émirati, Anwar Gargash, a estimé que suspendre la Syrie de la Ligue arabe a été «une erreur». Une enquête du site Middle East Eye, citée par le journal en ligne Orient XXI en juin 2020, a révélé que Mohammed Ben Zayed, dont le pays combat les Frères musulmans, aurait offert de verser 3 milliards de dollars (2,67 milliards d’euros) à Bachar Al Assad en échange d’une reprise des combats à Idlib, province syrienne frontalière de la Turquie, où règne un fragile cessez-le-feu à la suite d’un accord entre Ankara et Moscou.


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