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Lutte contre le terrorisme au Sahel : Le Burkina adopte une loi pour recruter des volontaires

23 janvier 2020 à 9 h 02 min

Sur le terrain, ces volontaires auront pour tâche de fournir des informations et de défendre le territoire sur leur lieu de résidence en cas d’attaque, en attendant que les forces de défense et de sécurité s’y déploient.

Le Parlement burkinabè a adopté à l’unanimité une loi permettant le recrutement de «volontaires pour la défense» du Burkina Faso, confronté depuis quatre ans à de fréquentes attaques terroristes.

«La loi portant institution de volontaires pour la défense de la patrie a été votée à l’unanimité du Parlement», a déclaré le ministre de la Défense nationale, Moumina Chériff Sy, qui a assisté à la séance du Parlement en compagnie de la haute hiérarchie militaire. «Il n’y a eu ni abstention ni vote contre.

L’adoption de cette loi (…) traduit l’unité de notre peuple en ce qui concerne la défense de la patrie. Cela signifie que la représentation nationale a fait corps avec l’appel du chef de l’Etat en ce qui concerne la défense de la patrie», a-t-il ajouté.

Le 7 novembre 2019, le président Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé «le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace», après une attaque contre un convoi d’une société minière canadienne, qui avait fait 38 morts, dans l’est du pays.

Selon le document, les volontaires, dont l’âge minimum est de 18 ans, seront recrutés dans leurs zones de résidence, après approbation des populations locales, en assemblée générale, et seront placés sous la tutelle du ministre de la Défense nationale.

Ils exerceront des missions de surveillance, d’information et de protection, après une formation militaire initiale de 14 jours sur le maniement des armes, la discipline et les droits humains. Cette formation se poursuivra ensuite sur le terrain dans les secteurs, où ils seront encadrés par les militaires.

Ces volontaires auront un équipement spécifique : armes légères, moyens de communication et d’observation. Leur tâche sera de fournir des informations et de défendre le territoire sur leur lieu de résidence en cas d’attaque, en attendant que les forces de défense et de sécurité s’y déploient, précise M. Sy, repris par les médias burkinabè.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques terroristes qui ont fait environ 750 morts et 560 000 déplacés depuis 2015. Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences terroristes. Lundi, 36 civils ont été tués et trois blessés lors d’une attaque contre des villages de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso.

Selon l’ONU, les attaques terroristes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4000 morts en 2019. Plus de 750 personnes ont été tuées au Burkina lors de ces attaques, qui ont fait 560 000 déplacés depuis 2015.

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