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CONFLIT TERRITORIAL ENTRE LA GRÈCE ET LA TURQUIE

L’Alliance évoque des «progrès» dans les discussions entre Athènes et Ankara

24 septembre 2020 à 10 h 39 min

L ’ Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) a fait état hier de «bons progrès» dans les pourparlers militaires entre la Grèce et la Turquie pour éviter des affrontements en Méditerranée orientale, rapporte l’AFP. Région où les tensions sont vives entre les deux pays.

Le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a annoncé que les responsables militaires des deux pays ont eu une demi-douzaine de réunions au siège de l’Otan pour essayer de convenir d’un «mécanisme de déconfliction», afin d’éviter le risque d’affrontements aériens ou maritimes accidentels. «Ces réunions sont en cours et de bons progrès ont été réalisés», a-t-il assuré après des entretiens au siège de l’Otan avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. «Il s’agit de pourparlers militaires techniques. Ils complètent les efforts diplomatiques menés par l’Allemagne pour résoudre le conflit», a-t-il indiqué.

Les tensions sont montées en puissance au cours des derniers mois entre la Grèce et la Turquie, deux membres de l’Otan, et la crainte d’un affrontement armé à cause d’un incident naval est évoqué. L’Allemagne a entrepris une médiation et Athènes et Ankara ont accepté mardi d’entamer des discussions bilatérales pour tenter de résoudre la crise. Jens Stoltenberg a salué cette décision, et Pedro Sanchez l’a décrite comme «un pas important dans la bonne direction».

Tension

La tension s’est exacerbée entre les deux voisins fin août, lorsque les deux pays ont effectué des manœuvres militaires rivales. Pour «donner une opportunité à la diplomatie», Ankara a rappelé au port, le 13 septembre, le navire de recherche l’Oruç Reis, dont le déploiement en Méditerranée orientale a porté la tension à son paroxysme. La découverte, ces dernières années, de vastes gisements gaziers dans cette région a aiguisé l’appétit des pays riverains et attisé les contentieux entre la Turquie et la Grèce. Le 27 novembre 2019, la Turquie et le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) ont conclu un accord de délimitation de leurs espaces maritimes, qui permet à Ankara de faire valoir des droits sur de vastes zones en Méditerranée orientale, ainsi qu’un accord de «coopération militaire et sécuritaire». Ce dernier permet à la Turquie de renforcer son soutien armé au GNA face aux forces de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen.

Le 8 janvier 2020, Chypre, l’Egypte, la France et la Grèce déclarent que cet accord, qui «porte atteinte aux droits souverains des Etats tiers, n’est pas conforme au droit de la mer». Comme ils condamnent les forages réalisés par Ankara au large de Chypre.

La Turquie, dont l’armée occupe le tiers nord de cette île, a en effet envoyé trois navires de forage au large de Chypre et installé un premier drone armé à Chypre-Nord. Le 17 juin, Paris dénonce le comportement «extrêmement agressif» de la Turquie contre une frégate française engagée dans une mission de l’Otan en Méditerranée, au cours d’une tentative de contrôle d’un cargo soupçonné de transporter des armes vers la Libye. Ankara rejette ces accusations. La France se retire provisoirement de l’opération de sécurité maritime de l’Otan. Le 6 août, l’Egypte et la Grèce signent un accord délimitant leurs frontières maritimes.

Le 10, Ankara déploie le navire de recherche sismique Oruç Reis dans une zone disputée de la Méditerranée, suscitant la colère d’Athènes. Paris dépêche «temporairement» deux chasseurs Rafale et deux bâtiments de la Marine nationale en Méditerranée orientale. Le 19, une source militaire grecque annonce qu’une frégate turque et un bâtiment grec sont entrés en collision la semaine précédente en Méditerranée orientale. Le 26, la France et l’Italie déploient des forces militaires pour un exercice commun avec la Grèce et Chypre.

Ankara annonce que des navires de guerre turcs ont fait des manœuvres avec un destroyer américain. Le 27, la Turquie fait part de la prolongation de la mission de son navire sismique Oruç Reis et de nouvelles manœuvres. Le 31, elle accuse la Grèce d’actes de «piraterie» en essayant d’«armer» l’île de Kastellorizo, à proximité du littoral turc. Le 1er septembre, les Etats-Unis annoncent la levée partielle de l’embargo sur des ventes d’armes à Chypre, suscitant la colère d’Ankara. Le 10, la France et six pays du sud de l’UE exhortent la Turquie à cesser sa politique de «confrontation», agitant le spectre de sanctions.

Le 12, la Grèce annonce un «important» programme d’achats d’armes, notamment de 18 avions de combat français Rafale. Le lendemain, la Turquie indique que l’Oruç Reis a regagné la côte turque, sans renoncer à ses droits dans la zone. Lundi, la Turquie et la Grèce annoncent qu’elles vont prochainement entamer des «pourparlers exploratoires» sur leurs différends en Méditerranée orientale, renouant le dialogue pour la première fois depuis 2016.

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