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Selon le haut commissariat des nations unies pour les réfugiés

La traversée de la méditerranée «N’a jamais été aussi meurtrière»

03 septembre 2018 à 22 h 07 min

La mer Méditerranée n’a jamais été aussi «meurtrière» pour les migrants entre janvier et juillet 2018, selon un rapport du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), relayé hier par l’APS. En effet, «plus de 1600 personnes sont mortes ou ont disparu en essayant d’atteindre l’Europe», durant cette période, a indiqué l’agence onusienne.

«Alors que le nombre total de personnes arrivant en Europe a chuté (-41%), le taux de mortalité a rapidement augmenté», est-il relevé dans le rapport de l’organisation, intitulé «Voyages désespérés», affirmant qu’entre janvier et juillet, «une personne sur 18» tentant la traversée par la Méditerranée centrale meurt ou disparaît en mer, tandis que c’était «une personne sur 42 au cours de la même période de 2017».

«Ce rapport confirme une nouvelle fois que la Méditerranée est l’un des passages maritimes les plus meurtriers au monde», a affirmé Pascale Moreau, directrice du bureau du HCR pour l’Europe, citée dans le communiqué. «Avec la baisse du nombre de personnes arrivant sur les côtes européennes, la question n’est plus de savoir si l’Europe peut gérer le chiffre des arrivées mais plutôt de voir si elle peut trouver l’humanité pour sauver des vies», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, au cours de 2018, les routes empruntées par les migrants en Méditerranée ont changé. Les arrivées sur les côtes espagnoles ont ainsi augmenté, sur les sept premiers mois de l’année de 130%, par rapport à la même période de 2017 : soit 27 600 personnes contre 12 100 sur janvier-juillet 2017. Entre-temps, les arrivées en Italie ont chuté de 81% sur la même période, avec 18 500 contre 95 200. En parallèle, la route passant par la Grèce a connu une augmentation du nombre d’arrivées (+88%), soit 26 000 contre 13 800.

Sur la route espagnole, en 2018, il est indiqué que 75% des migrants sont des hommes, 10% des femmes, le reste étant des enfants. Les pays d’origine les plus représentés sont la Guinée et le Maroc, avec respectivement 3100 et 2600 migrants. Suivent le Mali, la Côte d’Ivoire, dans l’ordre de 2200 et 1200 migrants, et la Syrie (1000).Sur la voie italienne, 71% des expatriés sont des hommes et 10% des femmes. Les pays d’origine les plus représentés sont la Tunisie (3300). Elle est talonnée par l’Erythrée et le Soudan, avec 2900 et 1600 ressortissants, puis le Nigeria et la Côte d’Ivoire, pour 1250 et 1000 réfugiés.

Concernant la destination grecque, 40% des migrants sont des hommes, 36% des enfants et 24% des femmes. La plupart viennent de la Syrie, de l’Irak et de l’Afghanistan. Ils sont, dans l’ordre, 5750, 3450 et 2450 prétendants à l’exil. Viennent ensuite la République démocratique du Congo (RDC) et la Palestine, avec 800 et 600 débarqués. 


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