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Après les attaques à la roquette d’une base militaire en Irak

La riposte américaine fait six morts

14 mars 2020 à 9 h 03 min

Les raids états-uniens interviennent suite à la mort de trois soldats, dont deux américains, mercredi dans des tirs de roquettes sur la base de Taji, dans la banlieue de Baghdad.

L’armée américaine a mené des frappes contre les positions en Irak d’une milice pro-iranienne dans la nuit de jeudi à hier vendredi, rapporte l’AFP.

Trois militaires et deux policiers ont été tués lors de ces opérations dans le sud du pays, ainsi qu’un civil travaillant sur le site de l’aéroport en construction de Kerbala, au sud de Baghdad, d’après un communiqué de l’armée irakienne.

Selon Washington, ces frappes visaient cinq unités de stockage d’armement des Brigades du Hezbollah, une des factions du Hachd Al Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran.

Ces frappes interviennent après la mort de trois soldats (deux américains et un Britannique) suite à des tirs de roquettes mercredi soir sur la grande base de Taji, dans la banlieue de Baghdad, qui abrite des militaires de la coalition.

Tirs qui constituent la 22e attaque depuis la fin octobre contre des intérêts américains en Irak. Jusque-là, ils n’ont pas été revendiqués. Néanmoins, Washington, qui dirige la coalition internationale antidjihadiste en Irak, attribue régulièrement ces attaques aux factions irakiennes pro-Iran.

Celles-ci promettent régulièrement de «venger» leur chef, Abou Mehdi Al Mouhandis, tué en janvier à Baghdad par Washington aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

L’Iran a toujours nié soutenir les milices irakiennes. Un peu plus tard dans la journée, l’armée américaine a qualifié un peu plus tard dans la journée de «succès» ses frappes aériennes et indiqué maintenir désormais deux porte-avions dans la région pour répondre à la menace posée par l’Iran, qui reste «très élevée».

«Nous considérons que c’est un succès sur tous les sites et nous sommes très satisfaits du niveau de dommages que nous avons pu infliger», a déclaré le chef du commandement central de l’armée américaine, qui couvre notamment le Moyen-Orient et l’Asie centrale.

L’Iran prévient

Un peu plus tôt, l’Iran a mis en garde le président américain Donald Trump contre toute «action dangereuse».

«Les Etats-Unis ne peuvent pas blâmer les autres, (…) pour les conséquences de leur présence illégale en Irak et les réactions de son peuple à l’assassinat et au meurtre de commandants et de combattants irakiens», a déclaré dans un communiqué le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

Et d’ajouter : «Au lieu de mener des actions dangereuses et de lancer des accusations infondées, M. Trump devrait reconsidérer la présence et le comportement de ses troupes dans la région».

De son côté, Londres a jugé «proportionnées» les frappes américaines de représailles. «La réponse à la lâche attaque contre les forces de la coalition en Irak a été rapide, décisive et proportionnée», a déclaré dans un communique le ministre britannique des Affaires étrangères britannique Dominic Raab.

«Les forces britanniques sont engagées en Irak avec les partenaires de la coalition pour aider la lutte antiterroriste du pays et quiconque cherche à s’en prendre à elle peut s’attendre à une réponse forte», a-t-il indiqué.

«Nous continuerons à travailler avec nos partenaires pour nous assurer que les responsables de ces actes déplorables aient à rendre des comptes».

Le ministère des Affaires étrangères irakien a convoqué les ambassadeurs des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Comme il a qualifié dans un communiqué d’«agression» les raids américains. Le président irakien, Barham Saleh, a dénoncé à son tour «une violation de la souveraineté de l’Irak».

Le Parlement irakien a récemment voté l’expulsion des 5200 soldats américains du pays. Une décision qui doit encore être appliquée par le gouvernement. Mais l’Irak est plongé depuis des mois dans une crise politique et, depuis début octobre, en proie à un mouvement de contestation antigouvernemental.

Le commandement militaire irakien chapeauté par le Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi a dénoncé l’attaque contre la coalition, qui constitue «un défi sécuritaire très dangereux».

Début mars, le Premier ministre désigné pour lui succéder, Mohammed Allawi, a renoncé dimanche à former un gouvernement.

Avec le départ de Allawi, la crise politique demeure sans issue. Dans une lettre adressée au président Saleh avant l’annonce de son retrait, il a dénoncé «des parties qui ne négocient que pour leurs propres intérêts sans aucun respect pour la cause nationale», dans un pays où les politiciens avouent «acheter» et «vendre» postes et ministères.

Entre-temps, les Etats-Unis et l’Iran poursuivent leur guerre d’influence en ce pays. Washington et Téhéran ont combattu le groupe Etat islamique (EI) en Irak.

Mais les tensions n’ont pas cessé de croître entre les deux pays depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire conclu en 2015 à Vienne. Retrait annoncé le 8 mai 2018 par le président Trump, assorti de lourdes sanctions économiques contre Téhéran.

Conclu entre l’Iran et le Groupe 5+1(Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine et Allemagne), l’accord a permis la levée d’une partie des sanctions contre Téhéran en échange de l’engagement iranien à ne pas se doter de l’arme nucléaire.



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