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Le bras de fer entre les états-unis et l’Iran s’aggrave

Javad Zarif persona non grata à New York

08 janvier 2020 à 9 h 00 min

En septembre, Washington avait tardé à octroyer un visa à une délégation iranienne accompagnant Mohammad Javad Zarif et au président iranien, Hassan Rohani, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU. Fin juillet, les Etats-Unis ont mis le nom de M. J. Zarif sur la liste noire des personnes faisant l’objet de sanctions financières américaines.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a indiqué hier avoir été informé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que les Etats-Unis lui ont refusé son visa. Ainsi, il ne se rendra pas au siège de l’Organisation des Nations unies (Onu) à New York pour prendre part, demain, à la session du Conseil de sécurité onusien.

«Ce que nous savons», c’est que le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, «lors d’un appel au secrétaire général des Nations unies, a dit : nous n’avons pas le temps de délivrer un visa pour Mohammad Javad Zarif et nous ne lui délivrerons pas de visa», a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, cité par l’agence de presse iranienne Isna, relayée par des médias. «Le secrétaire général a répondu en disant que l’Iran avait le droit de participer à cette session», un «débat ouvert» à tous les membres des Nations unies, organisé demain au Conseil de sécurité sur le respect de la Charte de l’ONU, a-t-il indiqué.

Cette décision est «un signe de la déroute du gouvernement américain et du régime de Trump», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il a prévu pendant sa visite à New York d’«évoquer les crimes de l’Amérique». Les tensions sont au paroxysme entre Téhéran et Washington depuis la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi dans une frappe de drone américain à Baghdad.

Chef de la force Qods, unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iraniens, Soleimani est chargé de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient. Pays abritant le siège de l’Onu, les Etats-Unis ont en principe l’obligation d’accorder rapidement des visas aux Etats qui en font la demande pour permettre à leurs responsables d’assister à des réunions de ladite organisation.

En septembre, ils ont tardé à octroyer un visa à une délégation iranienne accompagnant Mohammad Javad Zarif et au président iranien, Hassan Rohani, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.

En juillet, Washington a été critiqué par l’ONU pour avoir accordé au chef de la diplomatie iranienne un visa limitant ses déplacements à New York, où celui-ci devait assister à une réunion onusienne sur le développement durable. Fin juillet, dans le cadre de leur politique de «pression maximale» sur la République islamique, les Etats-Unis ont mis le nom de M. J. Zarif sur la liste noire des personnes faisant l’objet de sanctions financières américaines.

A la recherche de la désescalade

Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de la France, d’Allemagne, d’Italie et du Royaume-Uni se sont retrouvés en urgence hier à Bruxelles pour évoquer la situation en Libye et le dossier iranien. Lundi, le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), Jens Stoltenberg, a appelé l’Iran à éviter «davantage de violence et de provocations», à l’issue d’une réunion extraordinaire des ambassadeurs de l’Alliance atlantique sur la crise entre Washington et Téhéran.

L’avertissement est intervenu alors que le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a convoqué les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) pour une réunion extraordinaire sur la crise iranienne vendredi. «Lors de notre réunion aujourd’hui, les alliés ont appelé à la retenue et à la désescalade. Un nouveau conflit ne serait dans l’intérêt de personne, donc l’Iran doit s’abstenir de davantage de violence et de provocations», a déclaré J. Stoltenberg.

Lors de cette rencontre, les responsables américains ont informé leurs partenaires à propos de l’opération lors de laquelle le général iranien Qassem Soleimani a été tué en Irak. Le chef de l’Otan a observé qu’il s’agit d’une «décision des Etats-Unis, pas de la coalition ou de l’Otan».

Et d’ajouter : «Mais tous les alliés sont inquiets des activités déstabilisatrices de l’Iran dans la région», a-t-il ajouté. «Nous avons vu récemment une escalade de la part de l’Iran, notamment une frappe contre une installation pétrolière saoudienne et un drone américain abattu», a-t-il poursuivi.

L’Otan a suspendu ses opérations d’entraînement des forces irakiennes, dans le cadre de la lutte contre le retour de l’Etat islamique, après la mort du général iranien. «Nous sommes prêts à reprendre l’entraînement dès que la situation sur le terrain le permet», a affirmé J. Stoltenberg.



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