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Espagne : Des législatives sur fond de crise catalane et migratoire

10 novembre 2019 à 9 h 03 min

De récents sondages indiquent que près de 35% des électeurs pourraient ignorer l’échéance électorale, un chiffre à la hausse depuis les élections d’avril.

Un manque d’enthousiasme qui pourrait profiter à la droite, notamment au parti d’extrême droite Vox de Santiago Abascal. Du chef du gouvernement socialiste sortant Pedro Sanchez à son opposant conservateur Pablo Casado, en passant par le leader d’extrême droite Santiago Abascal, voici les cinq principaux candidats qui s’affronteront lors de ces élections législatives.

Pedro Sanchez, Parti socialiste (PSOE)

Agé de 47 ans, le chef du gouvernement sortant n’est toujours pas crédité d’une majorité suffisante pour mettre fin à l’instabilité politique et pourrait même reculer, selon de récents sondages. Espérant convaincre les indécis, M. Sanchez n´a cessé d’appeler ces dernières heures au vote utile.

«La seule option qui garantisse que nous ayons un gouvernement et des progrès est le Parti socialiste», a insisté Pedro Sanchez, en closant sa campagne à Barcelone. Patron des socialistes depuis 2014, cet économiste madrilène a essuyé en 2016 l’un des pires revers électoraux du PSOE, il s’est hissé au pouvoir en juin 2018 grâce à une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy.

Contraint de convoquer des élections en avril, après le rejet de son budget par les députés indépendantistes catalans, qui avaient soutenu son arrivée au pouvoir, il les a remportées mais n’est pas parvenu à s’assurer les soutiens suffisants pour être reconduit à la tête du gouvernement.

Pablo Casado, Parti Populaire (PP)

Devenu l’an dernier le plus jeune chef de la formation conservatrice, à 38 ans, ce diplômé en droit a obtenu fin avril le pire résultat électoral du PP. A en croire les sondages, le PP devrait aussi en tirer profit pour redresser la tête après sa débâcle d’avril (66 députés).

Le chef de file du Parti populaire a accusé Sanchez de «tenir le pays en otage pour ses propres gains politiques». Pablo Casado, qui a décrit le scrutin comme un référendum contre Sanchez, s’est présenté comme le candidat d’une Espagne unifiée et a déclaré qu’il adopterait une ligne dure à l’égard du mouvement séparatiste.

Santiago Abascal, (Vox)

Ancien militant du PP (43 ans), quasiment inconnu en 2018, le parti Vox est entré en force au Parlement avec sa formation ultranationaliste, anti-immigration et antiféministe, dans un pays où l´extrême droite est quasi inexistante depuis la fin de la dictature franquiste en 1975, à l’issue des précédentes législatives, le 28 avril dernier, avec 24 députés.

Santiago Abascal, qui accuse le PP et les libéraux de Ciudadanos d’être une «droite lâche», est porté par son discours très dur contre le séparatisme catalan. Vox est «l’alternative patriotique face aux autres partis représentant le consensus gauchiste», a lancé Santiago Abascal lundi dernier lors d’un débat télévisé où il a accusé l’immigration illégale de «remplir nos rues de délinquants».

«Si les Espagnols nous appuient, nous n’hésiterons pas à suspendre l’autonomie (de la Catalogne), interdire les partis séparatistes et faire arrêter (Quim) Torra», le président régional séparatiste, a lancé le chef de Vox, Santiago Abascal, en closant la campagne en plein centre de Madrid.

Les sondages créditent désormais ce parti d’environ 50 sièges sur 350. Plus de 2600 professeurs et chercheurs ont dénoncé vendredi dans un manifeste «la falsification et la manipulation des données et des informations» par Vox pour servir son discours de «nationalisme extrême».

Pablo Iglesias, Unidas Podemos

Cet ancien professeur de 41 ans en sciences politiques anticonformiste a contribué, en 2015, à la fin du bipartisme, avec Ciudadanos. Incapable de s’entendre avec les socialistes après les élections d’avril pour former un gouvernement, Podemos est miné par les divisions internes qui ont entraîné la création du parti Mas Pais par son ex-n°2, Inigo Errejon. Les sondages lui prédisent une nouvelle réduction de son nombre de sièges.

Albert Rivera, Ciudadanos

Ce Barcelonais libéral de 39 ans défend l’unité de l’Espagne face aux séparatistes catalans et un programme très libéral sur le plan économique mais aussi en matière de mœurs.

Entré avec force au Parlement en 2015, le chef de Ciudadanos, Albert Rivera, a longtemps misé sur le dépassement du clivage gauche-droite avant de «droitiser» son discours et d’attaquer frontalement Pedro Sanchez avec qui il avait pourtant tenté, sans succès, de former un gouvernement en 2016.

Ciudadanos, qui a désorienté ses électeurs en ne cessant de changer de position, pourrait être le grand perdant du scrutin.

Résultat, l’instabilité politique qui mine depuis 2015 la quatrième économie de la zone euro ne devrait pas être réglée.

Ni le bloc de gauche (socialistes et gauche radicale) ni celui de droite (PP, Vox, Ciudadanos) ne semblent en mesure d’obtenir une majorité absolue des 176 sièges permettant de dominer le Parlement.

Le blocage politique serait donc loin d´être résolu. Le PSOE est donné gagnant mais en recul par rapport au printemps, avec 27,1% des voix et moins de 120 sièges. Le PP regagnerait des voix mais resterait loin derrière (21,1%, 91 sièges).

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