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Escalade militaire israélienne contre Ghaza : Netanyahu cible le Jihad islamique, le Hamas laisse faire

14 novembre 2019 à 8 h 26 min

Pour le deuxième jour consécutif, l’armée israélienne (F16, drones armés et artillerie) a poursuivi son pilonnage de positions du Jihad islamique dans la bande de Ghaza. L’Etat hébreux a ciblé particulièrement des éléments des Saraya Al Qods, sa branche armée.

Au début de l’après-midi d’hier, le bilan des victimes palestiniennes s’était élevé à 22 morts, dont une femme et deux enfants. Selon le ministère palestinien de la Santé à Ghaza, le seul habilité à donner des bilans officiels des pertes humaines palestiniennes, 69 autres citoyens ont été diversement blessés au cours des frappes israéliennes.

Un bilan provisoire qui peut augmenter à tout moment. En réponse, les factions palestiniennes armées, à l’exception des brigades Ezzeddine Al Qassam, la branche armée du Hamas, ont tiré plus de 300 roquettes et missiles sur l’Etat hébreu. Selon l’armée israélienne, 90% des roquettes et des missiles palestiniens ont été interceptés par le système de défense «dôme de fer». Les médias israéliens ont rapporté que 41 Israéliens ont été blessés en tentant de gagner les abris. Les blessures ont été qualifiées de légères. Les écoles sont restées fermées dans le sud de l’entité sioniste, comme c’est le cas dans la bande de Ghaza également.

Ces tirs sont surtout l’œuvre des Saraya Al Qods, la branche armée du Jihad islamique, dont le chef militaire a été assassiné mardi à l’aube dans sa maison, qui a été bombardée par un avion de chasse israélien. Baha Abou Al Aata a été tué ainsi que son épouse dans ce qui a représenté un retour à la politique israélienne des assassinats ciblés, dirigés généralement contre des chefs militaires des factions palestiniennes armées et parfois contre des responsables politiques de ces factions.

Au deuxième jour de l’agression, après une nuit relativement calme, l’armée israélienne a intensifié ses frappes contre des positions des Saraya Al Qods, accusés d’être responsables des tirs de roquettes contre l’Etat hébreu. La majorité des martyrs tombés hier sont des membres de cette organisation.

Pas de trêve dans l’immédiat

Les factions palestiniennes armées, à leur tête les Saraya Al Qods, principale cible de cette escalade militaire israélienne, refusent pour le moment de discuter un cessez-le-feu, considérant que «l’Etat hébreu doit payer le prix fort pour l’assassinat de Baha Abou Al Aata».

L’ONU, par le biais de son coordinateur dans la région, Nikolay Mladenov, qui se trouve depuis mardi soir au Caire, et les autorités égyptiennes tentent de pousser le Jihad islamique à accepter l’instauration d’un cessez-le-feu. Les responsables israéliens, à leur tête le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu, et son nouveau ministre de la Guerre ont poursuivis, hier, leurs menaces de «liquider toute personne mettant en péril la sécurité des citoyens israéliens». «Nous poursuivons les frappes et le jihad islamique commence à comprendre notre message», a déclaré hier Netanyahu à l’ouverture d’une réunion du cabinet israélien de sécurité. «Nous envoyons un message clair à tous nos ennemis», a déclaré de son coté le nouveau ministre israélien de la Guerre, Naftali Bennett, ajoutant que «ceux qui nous attaquent le jour, ne sont pas sûrs de passer la nuit».

Par ailleurs, certains médias israéliens parlent d’un accord entre Benyamin Netanyahu et son rival, le président de la liste centriste, Benny Gantz, sur la formation d’un gouvernement d’union dans lequel Netanyahu sera Premier ministre avant d’être relayé par Gantz. Cet accord serait la conséquence de la situation actuelle en Israël. Si cela se confirme, Netanyahu, qui fait face à des difficultés avec la justice israélienne pour des accusations de corruption, aura réalisé le but de son opération militaire à Ghaza. L’élimination de Baha Abou Al Aata, personnage qui constituait un véritable casse-tête pour lui et son gouvernement, pourrait lui permettre d’éviter de se faire juger par un tribunal. Un procès aurait marqué la fin de sa vie politique.

 

Ghaza

De notre correspondant  Farès Chahine


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