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Dans le sillage du différend sur le Cachemire : Le Pakistan refuse d’ouvrir son espace aérien au président indien

08 septembre 2019 à 9 h 08 min

Le Pakistan a annoncé hier avoir refusé au président indien, Ram Nath Kovind, l’autorisation, pourtant habituellement accordée, de traverser son espace aérien en raison du «comportement récent de New Delhi», selon l’AFP citant le ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Cette décision intervient dans un contexte de grande tension entre les deux voisins sud-asiatiques dotés de l’arme nucléaire, concernant la région himalayenne disputée du Cachemire. «Nous avons pris cette décision en regard du comportement de l’Inde», a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi dans un communiqué. «Le président indien avait demandé la permission d’utiliser l’espace aérien du Pakistan pour se rendre en Islande mais nous avons décidé de ne pas la lui accorder», a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions.

Le Pakistan a fermé son espace aérien à l’Inde en février après un attentat-suicide, le 14 février dans le Cachemire indien, revendiqué par un groupe islamiste établi au Pakistan, qui a provoqué la mort d’au moins 40 paramilitaires indiens. L’incident a ravivé les tensions entre Islamabad et New Delhi, les forces armées pakistanaises abattant ensuite deux avions indiens dans l’espace aérien pakistanais.

Le Pakistan a rouvert son espace aérien pour toute la circulation civile en juillet, mettant fin à des mois de restrictions qui ont affecté des itinéraires internationaux de premier plan.

Les autorités indiennes ont annoncé le 5 août la révocation de l’article 370 de la Constitution qui conférait un statut spécial à cette région himalayenne du Jammu-et-Cachemire. Le territoire en est à sa quatrième semaine de couvre-feu et de blocage des communications, et des milliers de personnes ont été arrêtées.
Le conseiller à la sécurité nationale Ajit Doval a affirmé samedi que «la fin de ce blocage des communications dépend du comportement pakistanais».

Le gouvernement pakistanais a annoncé le 8 août l’expulsion de l’ambassadeur indien à Islamabad et le rappel de son propre représentant à New Delhi. Il a aussi suspendu le commerce bilatéral, une mesure principalement symbolique, les échanges étant limités entre les deux voisins.

L’Inde affirme que la question du Cachemire est une «affaire interne» et a longtemps soutenu qu’elle ne pouvait être résolue que bilatéralement avec le Pakistan. Mais Islamabad a promis de porter la question devant les instances internationales. Lors d’une rencontre avec Imran Khan le 23 juillet, le président américain Donald Trump a assuré avoir été sollicité en tant que médiateur par le Premier ministre indien Narendra Modi, affirmation démentie par l’Inde. 



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