Crise syrienne : Cessez-le-feu fragile | El Watan
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Une source militaire russe a indiqué hier que le cessez-le-feu a été violé neuf fois au cours des dernières 24 heures, tout en estimant que la trêve tient encore globalement.

Crise syrienne : Cessez-le-feu fragile

28 février 2016 à 22 h 04 min

Entré en vigueur samedi, l’accord de cessation des hostilités entre les différents protagonistes du conflit syrien a été transgressé sans pour autant voler en éclats jusque-là. En effet, une source militaire russe a indiqué hier que le cessez-le-feu a été violé neuf fois au cours des dernières 24 heures, tout en estimant que la trêve tient encore globalement. «Au cours des dernières 24 heures, neuf cas de violation du cessez-le-feu ont été enregistrés», a déclaré dans un communiqué le général Sergueï Kouralenko, responsable du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes en Syrie, cité par l’AFP.

Et «de manière générale, le cessez-le-feu en Syrie est en train d’être mis en place», a-t-il ajouté. Un groupe, composé de 100 individus, est entré en Syrie à partir de la Turquie et a tiré hier sur la ville syrienne de Tal Abyad, dans la province de Raqqa, au Nord, a relevé le centre, créé par l’armée russe pour superviser la trêve.

Son attaque a été soutenue par des tirs provenant du territoire turc, a affirmé le centre, ajoutant que d’autres tirs visaient un village de la province de Lattaquié, à l’Ouest. L’armée russe a informé les Etats-Unis de ces violations et demandé des «explications» concernant ces tirs provenant du territoire turc, a indiqué M. Kouralenko, rappelant que la Turquie fait partie de la coalition internationale menée par Washington.

Riyad fustige Moscou

Cependant, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al Jubeir, a accusé hier la Russie et le régime du président Bachar Al Assad d’avoir violé le cessez-le-feu. «Il y a des violations de la trêve de la part de l’aviation russe et de l’aviation du régime syrien», a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne lors d’une conférence de presse à Riyad avec son homologue danois Kristian Jensen. «Nous sommes en train de discuter de cette question avec les pays du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG)», a-t-il ajouté.

Comme il a fait état d’un «différend» entre la Russie et l’ISSG sur les termes de la trêve. A ses dires, Moscou s’en prend à l’«opposition modérée» en affirmant cibler par ses attaques aériennes l’EI et Al Nosra, la branche syrienne d’Al Qaîda. Pour le ministre des Affaires étrangères saoudien, «les choses vont s’éclaircir dans les prochains jours sur la volonté ou non du régime syrien et de la Russie de respecter le cessez-le-feu».

Basé à Riyad, le Haut comité des négociations (HCN), instance qui rassemble les principaux groupes politiques et armés de l’opposition syrienne, a de son côté indiqué hier que la cessation des hostilités en Syrie a été violée quinze fois par le régime de Damas et ses alliés le jour de son entrée en vigueur. Selon son porte-parole Salem Al Meslet, le HCN transmettra une plainte à l’ONU et aux ministres des Affaires étrangères de l’ISSG, à l’exception de ceux de la Russie et de l’Iran, alliés du régime syrien.

Tel-Aviv trace les lignes rouges

De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est félicité, hier dans un communiqué, du cessez-le-feu en Syrie. Néanmoins, il exige la fin de «l’agression» de l’Iran contre Israël à partir de la Syrie. «Nous nous félicitons des efforts déployés pour parvenir à un cessez-le-feu stable, à long terme et réel en Syrie», a indiqué M. Netanyahu. «Mais en même temps, il est important que les choses soient claires : tout arrangement en Syrie doit comprendre la fin de l’agression iranienne contre Israël à partir du territoire syrien», a ajouté le Premier ministre.

Et de prévenir : «Nous n’accepterons pas la fourniture d’armes sophistiquées au Hezbollah à partir de la Syrie ou du Liban, nous n’accepterons pas la création d’un deuxième front terroriste sur le plateau du Golan», conquis puis annexé par Israël. A son avis, «tout ceci constitue les lignes rouges tracées par l’Etat d’Israël et elles le resteront». L’accord de trêve, aux modalités établies par Moscou et Washington et acceptées par Damas, concerne seulement les zones de combat entre les forces du régime, appuyées par l’aviation de l’allié russe, et les rebelles syriens et exclut les groupes djihadistes Etat islamique (EI) et Al Nosra.

Des centres de contrôle chargés du suivi de la cessation des hostilités sont installés à Washington, Moscou, Lattaquié en Syrie, Amman (Jordanie) et Genève. En cas de non-respect de la trêve, un système d’alerte des Etats-Unis et de la Russie, puis des autres membres du ISSG est prévu. 


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