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Crise libyenne : Haftar gagne des points à l’international

26 janvier 2019 à 8 h 35 min

Tout le monde s’attendait au pire lorsque Haftar a décidé, il y a dix jours, d’envoyer deux divisions de son armée au Sud-Ouest libyen, pour «protéger sa population contre les terroristes et les groupes criminels, qui y sèment la terreur».

Toutefois, les informations en provenance du Sud-Ouest ne parlent que des réussites de l’ANL dans l’élimination des éléments terroristes, très recherchés à l’échelle internationale, notamment Abou Talha Al Libi et l’émir d’Al Qaîda à l’Est, Omar Jomaâ Chaâlali.

Aucun incident interlibyen n’a été, par ailleurs, enregistré. Les développements de la situation montrent que le déploiement des forces de Haftar au Sud-Ouest libyen n’a pas attisé les tensions, comme l’avait craint, le week-end dernier, l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, qui a dit «craindre des affrontements en raison des attroupements de groupes armés», en faisant allusion aux forces venant de l’Est.

Salamé a même dû, en début de semaine, revenir sur ses déclarations et dire que ses propos ont été mal interprétés et qu’il soutient toutes les actions antiterroristes et favorisant la stabilité du Sud libyen.
Consensus

Les réussites rapides, obtenues par l’ANL contre les terroristes, ont poussé les députés du Sud libyen, toutes tendances politiques et tribales confondues, à lancer un appel demandant à toute la population de «soutenir l’armée».

L’appel a insisté sur le fait que «l’opération militaire de l’ANL ne vise personne, spécialement, sauf les terroristes, les bandes criminelles et les hors-la-loi». L’unanimité des députés libyens a été acquise suite à la concentration des actions de l’ANL sur l’élimination des terroristes.

«Il est clair qu’un grand travail de renseignement et de préparation logistique a précédé cette campagne, pour qu’elle réussisse aussi rapidement», pense le politologue Ezzeddine Aguil, clairement satisfait d’une pareille issue.

Pareilles attitudes «neutres et nationalistes» des forces armées de l’ANL intéressent la communauté internationale, selon le politologue. «L’ANL n’est pas intervenue dans les villes, ni contre les groupes armés locaux. Elle n’a agi que contre les groupes terroristes et les groupes armés étrangers pratiquant le racket sur la frontière avec le Tchad», explique Aguil à El Watan, ajoutant que «c’est la première fois, en Libye, que des forces armées régulières interviennent avec des objectifs clairs et ne dépassent pas leurs prérogatives».

Le politologue espère que la mission se poursuivra avec le même esprit fraternel et que la quiétude s’installe au Sud, «conquis par les hors-la-loi, terroristes et autres».

De son côté, la communauté internationale, notamment la France et l’Italie, observent avec intérêt ce qui se passe sur les frontières de la Libye avec le Tchad et le Niger. Les informations, en provenance de cette zone, ne parlent pas, uniquement de l’immigration clandestine.

«Il y a, surtout, des foyers de groupes terroristes, qui ont choisi de s’installer dans cette région, en l’absence de troupes régulières pouvant les contrer», estime le juge Jamel Bennour, ancien-président du Conseil révolutionnaire de Benghazi. Pour Bennour, «l’armée de Haftar est considérée, par les puissances étrangères, comme un bon noyau pour une armée libyenne, pourvu qu’elle évite les tiraillements politiques».

Maintenant, si les troupes de Haftar s’installent de manière permanente au Sud libyen, en plus de leur mainmise complète sur l’Est, et que certaines manifestations montrent que Haftar dispose de soutiens à l’intérieur même de Tripoli, les observateurs s’interrogent s’il n’est pas en train d’encercler la capitale libyenne, en vue de la dominer, sans combat.

«Lorsque les Tripolitains voient la stabilité et la quiétude dans les zones dominées par l’ANL, ils finiront par demander son renfort pour stabiliser la capitale», prévoit le politologue Aguil.

Mais, l’énigme concerne, surtout, la réaction de la communauté internationale, notamment l’axe Doha-Istanbul, qui soutient les groupes armés et politiques de Tripoli et Misrata.

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