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Crise au Venezuela : Maduro met son armée en état d’alerte

18 février 2019 à 9 h 22 min

Des milliers de volontaires vénézuéliens s’apprêtaient hier à se rendre à la frontière pour réceptionner et acheminer l’aide humanitaire stockée en Colombie, au Brésil et à l’île néerlandaise Curaçao.

D’où le risque d’une épreuve de force avec l’armée qui demeure jusque-là fidèle au président Nicolas Maduro. L’aide d’urgence alimente la tension entre l’opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, et le chef de l’Etat vénézuélien, pour qui son arrivée n’est qu’un prétexte pour une intervention militaire des Etats-Unis.

Samedi, des partisans de Juan Guaido se sont rassemblés à Los Cortijos, dans le nord-est de Caracas, pour s’inscrire sur des listes de volontaires prêts à participer à «l’avalanche humanitaire» réclamée par le chef du Parlement. Selon ce dernier, 600 000 personnes se sont déjà portées volontaires.

Constitués en «caravanes», les volontaires se rendront jusqu’à la ville frontalière colombienne de Cucuta, à la frontière avec le

Brésil, où deux centres de stockage sont installés dans l’Etat du Roraima et au point d’arrivée de l’aide qui sera envoyée depuis l’île Curaçao. Juan Guaido, qui promet que l’aide humanitaire entrera le 23 février «quoi qu’il arrive», a appelé à de nouvelles manifestations ce jour-là, pour soutenir ces volontaires. De son côté, Nicolas Maduro nie toute «urgence humanitaire».

Il a affirmé que son gouvernement distribue de l’aide alimentaire à 6 millions de familles et a rejeté la responsabilité des pénuries sur les sanctions américaines, dont Caracas évalue l’impact à 30 milliards de dollars par an sur l’économie vénézuélienne.

L’armée sollicitée de toutes parts

Le chef de l’Etat vénézuélien a demandé à l’armée de préparer un «plan spécial de déploiement» à la frontière colombienne, longue de 2200 km. Juan Guaido, qui n’a jusqu’ici obtenu l’appui que d’une poignée d’officiers, a réitéré son appel aux militaires pour qu’ils laissent passer l’aide humanitaire. «A nouveau, un message pour l’armée : vous avez sept jours pour vous mettre du côté de la Constitution, faites ce qu’il faut», a-t-il indiqué. «Vos concitoyens fuient et meurent de faim.

Vous commettez une terrible erreur en bloquant cette aide», a de son côté déclaré, depuis Cucuta, l’envoyée du département d’Etat américain, Julie Chung.

Pour sa part, le président américain, Donald Trump, a affirmé à plusieurs reprises qu’il étudiait «toutes les options» pour régler la crise. En plein bras de fer entre les deux pays, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza, a indiqué, samedi, avoir participé à deux réunions secrètes à New York avec Elliot Abrams, l’envoyé spécial des Etats-Unis. «Nous nous sommes écoutés, il y a eu des moments de tension.

Il y a des divergences profondes, mais en même temps, il y a des préoccupations communes», a déclaré Jorge Arreaza. Une réunion avec «le diable» est, selon lui, nécessaire pour «défendre la souveraineté du Venezuela et exiger du respect».

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