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Contestation au Soudan : Les militaires lâchent du lest, les civils veulent le pouvoir

14 avril 2019 à 8 h 34 min

Les événements s’accélèrent au Soudan, dont le président Omar El Béchir a été destitué jeudi par l’armée. Pour tenter de calmer la population qui exige depuis le mois de décembre dernier la chute de Omar El Béchir et un changement de régime, le nouvel homme fort du pays, Abdel Fattah Al Burhane, a annoncé hier la levée du couvre-feu, la libération de tous les manifestants arrêtés ces dernières semaines et promis d’«éliminer les racines» du pouvoir déchu d’Omar El Béchir.

Il s’est également engagé à faire juger les personnes ayant tué des manifestants, lors d’un discours à la nation retransmis en direct à la télévision d’Etat, deux jours après le renversement d’Omar El Béchir par l’armée.

Les militaires avaient déjà décrété jeudi la fermeture des frontières terrestres jusqu’à nouvel ordre et un cessez-le-feu à travers le pays, notamment au Darfour.

Le Conseil militaire au pouvoir a annoncé également la démission de Salah Gosh, patron du Service de renseignement soudanais (NISS), accusé par la population d’être le principal responsable de la répression de la contestation. «Le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah Al Burhane, a accepté la démission» de Salah Gosh, patron du NISS, a indiqué le Conseil dans un communiqué.

M. Gosh, qui avait repris la main sur le NISS en 2018, après une première décennie à la tête du Renseignement jusqu’en 2009, a supervisé ces quatre derniers mois la répression contre le mouvement de contestation. Cette répression a donné lieu à l’arrestation de milliers de manifestants, responsables de l’opposition et journalistes.

En dépit de ce développement, la foule est toutefois restée mobilisée hier devant le quartier général de l’armée à Khartoum. Les manifestants attendent de nouvelles consignes de l’Association des professionnels soudanais (SPA) pour savoir s’ils doivent maintenir leur rassemblement jusqu’à obtenir satisfaction à leurs revendications.

La SPA est le fer de lance de la contestation antigouvernementale, qui perdure depuis le 19 décembre dernier. L’opposition a maintes fois exhorté les militaires à «transférer le pouvoir à un gouvernement civil de transition» dans les plus brefs délais. Dans le cas contraire, elle assure qu’elle va continuer les sit-in devant le QG de l’armée et dans d’autres villes jusqu’à la concrétisation de ses revendications (lire notre entretien ci-dessous).

Selon de nombreux comptes-rendus de presse, les généraux au pouvoir se sont efforcés vendredi de rassurer la communauté internationale et les manifestants sur leurs intentions.

Ils ont promis notamment de remettre les clés du pays à un gouvernement civil. «Le rôle du Conseil militaire est de protéger la sécurité et la stabilité du pays», a souligné le général Omar Zinelabidine, membre du Conseil militaire, devant des diplomates arabes et africains. «Ce n’est pas un coup d’Etat militaire, mais une prise de partie en faveur du peuple», a-t-il assuré. «Nous ouvrirons un dialogue avec les partis politiques pour examiner comment gérer le Soudan. Il y aura un gouvernement civil et nous n’interviendrons pas dans sa composition», a-t-il encore dit.

Le général Zinelabidine a affirmé en outre que le Conseil militaire était prêt à travailler «main dans la main» avec les manifestants «pour trouver des solutions» aux problèmes des Soudanais. Il a également réclamé des fonds pour régler la crise économique, élément déclencheur du mouvement le 19 décembre.

Quid de Omar El Béchir ? Le Conseil militaire a affirmé que Omar El Béchir se trouvait en détention, mais qu’il ne serait pas «livré à l’étranger». Amnesty International a appelé à remettre l’ancien chef de l’Etat soudanais à la Cour pénale internationale (CPI). En 2009, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt contre lui pour «crimes de guerre» et «contre l’humanité» au Darfour, ajoutant l’année suivante l’accusation de «génocide».

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