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Confrontation armée interlibyenne : Les Nations unies exhortent les belligérants à une trêve humanitaire

10 août 2019 à 8 h 55 min

La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) a appelé les belligérants libyens, engagés dans des affrontements depuis quatre mois au sud de la capitale, à une trêve humanitaire à l’occasion de la fête religieuse de l’Aïd El Adha.

«La Manul appelle toutes les parties à accepter une trêve humanitaire à l’occasion de l’Aïd El Adha» qui débute aujourd’hui, a indiqué un communiqué de la mission, publié sur Twitter jeudi soir, cité par des médias. Le chef de la Manul, Ghassan Salamé, a déjà appelé plusieurs fois, en vain, à des trêves les forces du maréchal Khalifa Haftar, qui ont lancé une offensive le 4 avril pour conquérir Tripoli, et les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) basé dans la capitale.

Le représentant onusien s’est aussi déjà inquiété de l’escalade des combats entre les forces loyales du GNA, soutenu par l’Organisation des Nations unies (ONU) et celles du maréchal Haftar, homme fort de l’Est libyen. Lors d’une intervention le 29 juillet par vidéoconférence devant le Conseil de sécurité, il a mis en garde contre la montée des tensions et appelé à un cessez-le-feu pour l’Aïd El Adha.

Après plus de quatre mois d’affrontements meurtriers, les forces pro-Haftar stagnent aux abords de la capitale, freinées par les forces loyales au GNA. Selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé, les combats aux abords de Tripoli ont fait 1093 morts et 5752 blessés ainsi que plus de 100 000 déplacés.
La raison par les armes
Le 16 mai 2014, le général Khalifa Haftar lance, dans l’est du pays, l’opération «Dignité» pour «purger» des groupes terroristes la deuxième ville de Libye, Benghazi. Ses forces se sont autoproclamées «armée nationale libyenne» (ANL). Mais l’opération ne remporte pas beaucoup de succès. Et les forces pro-Haftar sont chassées en juillet de Benghazi, qui tombe aux mains de milices islamistes. Le 15 octobre, elles lancent une nouvelle offensive sur la ville.

Le 25 mai 2017, les forces de Haftar, devenu maréchal, prennent le contrôle de la base de Tamenhant au sud, près de Sebha, après en avoir chassé la «troisième force», une milice loyale au gouvernement d’union basé à Tripoli. Le 3 juin, l’ANL prend la base d’Al Joufra, à 500 km au sud de Tripoli, et s’empare des villes de Houn et Soukna, autour de cette base.

Avec cette nouvelle avancée, les forces loyales à Haftar contrôlent désormais les villes et bases militaires importantes du Sud libyen. Le 10 juin, un rapport de l’ONU indique que les Emirats arabes unis ont fourni des appareils militaires à l’ANL, enfreignant un embargo de l’ONU sur les armes. Le 5 juillet de la même année, le maréchal Haftar annonce la «libération totale» de Benghazi. Il a pu compter sur le soutien de l’Egypte voisine ainsi que des Emirats arabes unis, avant de se rapprocher de la Russie début 2017. Le lendemain, la France se félicite des «avancées» des forces de Haftar à Benghazi.

Le 9 juillet, le maréchal effectue une visite à Abou Dhabi. Le 7 mai 2018, Haftar annonce une opération pour «libérer» Derna, sous la coupe de groupes islamistes et djihadistes depuis la chute d’El Gueddafi. Le 28 juin, il annonce la «libération» de cette seule ville de la région orientale qui échappe jusque-là à son contrôle.
A la mi-janvier 2019, l’ANL annonce une opération pour «purger le Sud des groupes terroristes et criminels».

Elle prend position autour de Sebha, à 650 km au sud de Tripoli, et obtient le ralliement de tribus locales, s’emparant de la ville sans combat. Le 6 février, elle pénètre dans le champ pétrolier d’Al Charara (sud-ouest), à environ 900 km au sud de Tripoli. Le 21 du même mois, l’ANL prend le champ d’Al Fil et contrôle ainsi les plus importants terminaux pétroliers dans l’est du pays. Le 3 avril, le porte-parole de l’ANL annonce une offensive pour «purger» l’Ouest libyen des terroristes et des mercenaires. Le lendemain, Haftar ordonne à ses forces d’avancer vers Tripoli.

Le Premier ministre Fayez Al-Sarraj ordonne aux forces qui le soutiennent de se tenir prêtes pour «faire face à toute menace». Les pro-Haftar progressent en direction de la capitale, qu’au demeurant, ils n’ont pas réussi à prendre.


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