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samedi, 04 juillet, 2020
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Conflit yéménite : Pourquoi Riyad veut chasser l’ONU de Sanaa

01 octobre 2018 à 1 h 00 min

La guerre au Yémen a déjà fait plus de 10 000 morts et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l’ONU.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a voté, vendredi dernier, en faveur du projet de résolution déposé par un groupe de pays européens et le Canada, prolongeant d’une année le mandat du groupe d’experts internationaux pour procéder à l’examen des atteintes aux droits humains commises par toutes les parties en conflit au Yémen. «Des enquêtes supplémentaires sont nécessaires», a dit le chef du groupe d’experts, le Tunisien Kamel Jendoubi, devant le CDH.

La résolution a été votée malgré l’opposition du Yémen et de l’Arabie Saoudite, qui jugent que le groupe d’experts est «politisé et partial» et l’accusent d’avoir ignoré les «crimes terribles commis par les Houthis», selon les dires de Mohamed Asker, ministre yéménite des Droits de l’homme, et Abdulaziz Alwasil, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite auprès de l’ONU.

Le groupe d’experts internationaux a été accusé d’être favorable à l’Iran. Ces accusations ont surgi depuis la publication, le 28 août dernier, du rapport des experts internationaux, qui met l’accent sur les exactions commises par toutes les parties en conflit au Yémen. Le rapport parle de torture, disparitions forcées, obstruction de l’aide humanitaire, enrôlement des enfants, attaque des civils sans distinction, destruction des infrastructures, des écoles, des hôpitaux, etc.

L’Arabie Saoudite, voisine du Yémen, a pris la tête, en mars 2015, d’une coalition militaire pour aider le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, à stopper l’avancée des Houthis qui se sont emparés de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa. Le conflit dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique a fait plus de 10 000 morts et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l’ONU.

L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, un membre clé de la coalition intervenant au Yémen, ainsi que Bahreïn et l’Egypte ont dénoncé comme «biaisée» la résolution du Conseil des droits de l’homme. «Nous sommes déçus que certains membres (du Conseil) n’aient pas pris en compte les véritables inquiétudes des Etats les plus affectés par la situation au Yémen», ont-ils affirmé dans un texte officiel publié vendredi soir à Riyad.

Depuis la publication de ce rapport, une campagne de diffamation a été organisée contre le groupe d’experts, notamment son président, Kamel Jendoubi, dans le but de semer le doute sur le contenu du rapport.

Laquelle campagne n’a pas empêché que ledit rapport soit favorablement accueilli de la part des forces démocratiques et des organisations internationales de défense des droits de l’homme, et ait trouvé un écho favorable dans les milieux médiatiques internationaux pour ce qu’il contient comme «preuves précises et témoignages documentés».

Une pétition de soutien a même été relayée par plusieurs dizaines d’ONG, accusant nominativement l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis d’être derrière cette campagne contre ce rapport qui met en cause ces pays. 



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