Conflit libyen : 120 morts en dix jours de combats | El Watan
toggle menu
mardi, 23 avril, 2019
  • thumbnail of elwatan20190423

Conflit libyen : 120 morts en dix jours de combats

15 avril 2019 à 9 h 00 min

Au moins 121 personnes ont été tuées en dix jours de combats au sud de la capitale Tripoli, entre les forces du maréchal Khalifa Haftar, et celles du gouvernement d’union nationale (GNA). C’est ce qu’a indiqué l’Organisation mondiale de santé (OMS) dans un nouveau bilan rendu public hier.

Le bureau de l’OMS en Libye, qui ne précise pas le nombre de civils parmi les victimes, a par ailleurs condamné sur son compte Twitter «les attaques répétées contre le personnel soignant» et les ambulances dans les environs de Tripoli. L’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) a lancé le 4 avril une offensive en vue de s’emparer de la capitale, où siège le GNA de Fayez Al Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

Les combats ont repris hier, en particulier dans les localités de Ain Zara et Al Swani, au sud de Tripoli. De son côté, le bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d’accueil. Samedi, le chef du GNA, Fayez Al  Sarraj, a dénoncé une «campagne de désinformation» de la part de quelques parties, selon lesquelles ses «forces comptent des combattants appartenant à des organisations et groupes terroristes».

Il a au contraire estimé que l’attaque de l’ANL contre la capitale «encouragera et ouvrira la voie aux cellules terroristes dormantes» pour s’attaquer aux Libyens. Profitant du chaos régnant dans ce pays, des organisations extrémistes comme, entre autres, le groupe Etat islamique (EI), se sont implantées dans certaines villes avant d’en être chassées par les forces du GNA ou de l’ANL, mais elles restent actives dans le vaste désert libyen et auraient encore des cellules «dormantes» dans les villes.

Alors que ses forces n’arrivent toujours pas à entrer dans la capitale, le maréchal Haftar était en visite hier au Caire, où il a rencontré le président égyptien Abdelfattah Al Sissi, un de ses soutiens, selon des médias d’Etat. Dans la région, le maréchal Haftar est également proche des Emirats arabes unis et a été reçu fin mars par le roi Salmane en Arabie Saoudite et le Qatar.

Il a aussi fait plusieurs visites à Moscou qui suit de son côté avec intérêt la situation en Libye. La France entretient de bonnes relations avec Riyad, Abou Dhabi et Le Caire. En juillet 2016, Paris a annoncé la mort de trois de ses militaires dans un accident d’hélicoptère en Libye, où ils menaient une mission de renseignement auprès des forces de Haftar.

Paris a aussi  organisé deux rencontres entre les dirigeants libyens rivaux, en juillet 2017 puis en mai 2018. En parallèle, le GNA bénéficie du soutien de l’Italie, ex-puissance coloniale, la Turquie et du Qatar. Ceci dit, le conflit libyen s’est transformé en une guerre par procuration entre ces pays qui y voient l’issue conformément à leurs intérêts nationaux.

Pour schématiser, il a nourri la polémique entre la France et l’Italie. Exemple de cette rhétorique, le 22 janvier, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a déclaré  à la chaîne de télévision Canale 5 qu’«en Libye, la France n’a pas intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu’elle a des intérêts qui sont contraires à ceux de l’Italie».

Lire aussi

Loading...

Related Post

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!