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Burkina Faso : 15 morts dans deux attaques de djihadistes dans le Nord

25 juin 2019 à 10 h 01 min

En proie au terrorisme djihadiste depuis 2015, le Burkina Faso a décrété l’état d’urgence fin décembre 2018 dans plusieurs  provinces.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de djihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé hier le ministre de la Défense, Chériff Sy. «Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés», a indiqué le ministre dans un communiqué, cité par l’AFP.

«Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo.» «Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes», a-t-il ajouté.

Plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences djihadistes. Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d’influence des djihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du Nord et du Centre-Nord. Baptisée «Doofu» (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’Est et du Centre-Est, également touchées par les attaques.

Pays de l’Afrique de l’Ouest, voisin du Mali et du Niger (deux pays en proie aux attentats terroristes), le Burkina Faso est ciblé depuis 2015 par des attaques terroristes. Concentrées initialement dans le nord du pays, ces attaques se sont ensuite étendues à d’autres régions, dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin, devenue une deuxième grande zone d’insécurité.

Ainsi, pour schématiser, mi-août 2018, sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans l’explosion d’un engin artisanal, 15 jours après, six autres personnes sont mortes dans des circonstances similaires dans la même région de l’Est.

Leur véhicule a sauté à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est, sur un engin explosif artisanal, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N’Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d’être attaqué par des hommes armés.

Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre dernier, deux attaques terroristes ont été perpétrées dans les villages de Diabiga, à 60 km de Pama et Kompienbiga (15 kilomètres de Pama), relevant de la province de Kompienga, région de l’Est.

Cette double attaque perpétrée contre des civils a coûté la vie à huit personnes. En octobre, au moins six policiers ont trouvé la mort dans l’explosion d’un engin artisanal à Sollé, au nord du pays, près de la frontière malienne.

Fin décembre, le Burkina Faso a décrété l’état d’urgence dans plusieurs provinces. La capitale Ouagadougou a été frappée par trois attaques qui ont fait au total près de 60 morts. La dernière a été perpétrée en mars ; elle a ciblé l’état-major des armées et l’ambassade de France. Les attaques attribuées aux groupes terroristes ont fait plus de 270 morts depuis 2015 dans l’ensemble du pays.


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