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«Au Proche-Orient, rien n’est jugé d’avance, rien n’est définitif»

13 novembre 2009 à 19 h 10 min

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pourrait démissionner en cas d’échec des efforts américains pour relancer le processus de paix avec Israël. C’est ce que laisse entendre son entourage. Pensez-vous que ces menaces sont sérieuses ?

Je crois que Mahmoud Abbas est arrivé au bout du rouleau. Sa patience dure depuis 2005, depuis cette date, il essaie de faire aboutir le processus de négociations avec Israël sous la tutelle américaine, mais là, c’est l’impasse. Mahmoud Abbas exigeait le gel des colonisations israéliennes. L’Amérique de Barack Obama a cédé devant les exigences de Tel Aviv commandé par Benyamin Netanyahu. Dans ce cas-là, il est compréhensible que Mahmoud Abbas veuille jeter les gants. Ces menaces sont sérieuses, mais la classe politique palestinienne est riche de ses hommes : l’ancien premier ministre Ahmed Korei (alias Abou Alla) peut très bien prendre la relève. La menace concerne plutôt le gouvernement israélien et l’Administration de Barack Obama.

Justement, est-ce que Barack Obama a lâché Mahmoud Abbas ?

Je ne le pense pas. Les Etats-Unis savent que Mahmoud Abbas est leur meilleur allié dans les négociations de paix avec l’Etat hébreu, mais ils sont inquiets de le voir jeter l’éponge. Washington avait insisté auprès d’Israël pour que le gel des colonisations soit effectif, mais Obama n’a rien obtenu face à l’intransigeance de Netanyahu dans cette affaire. De là à ce que Mahmoud Abbas mette à exécution ses menaces et démissionne, il y a un pas qu’il n’a pas franchi. Disons que nous sommes dans une étape transitoire.

L’entourage de Mahmoud Abbas, dont le négociateur Saeb Erekat, parle de la fin de l’Autorité palestinienne en cas de départ de Mahmoud Abbas. Partagez-vous ce point de vue ?

Je pense que l’on est dans l’exagération. Le coup serait plus dur pour les Israéliens que pour les Palestiniens. Mahmoud Abbas est un bon négociateur, de bonne foi de surcroît, et s’il était amené à partir, l’Autorité palestinienne pourrait mettre à sa tête un homme plus retord face à Benyamin Netanyahu, peut-être un menteur comme lui. Vous savez, le roi Hussein de Jordanie racontait à l’époque que Netanyahu était un menteur, il lui avait promis le démantèlement de plusieurs colonies sans rien faire ensuite. Quelques temps plus tard, lors d’une visite en Jordanie, le roi Hussein avait rappelé au Premier ministre israélien ses mensonges.


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